Expression usitée en psychanalyse pour désigner plusieurs types d'opérations psychiques destinées à « protéger » le moi. La notion de défense est présente chez Freud dès le début de ses recherches ; ainsi, dans ses Études sur l'hystérie (1895) : « Une condition indispensable à l'apparition de l'hystérie est qu'il y ait incompatibilité entre le moi et la représentation qui le confronte. J'espère pouvoir montrer ailleurs comment des troubles névrotiques découlent des modes divers adoptés par le moi pour se débarrasser de cette incompatibilité. La défense hystérique pour laquelle une certaine aptitude est nécessaire consiste alors en une conversion de l'émoi en innervation somatique. » En 1915, par « mécanisme de défense » Freud désigne l'ensemble du processus de défense qui caractérise une névrose particulière ; il se sert aussi de l'expression pour caractériser l'utilisation défensive de certains processus psychiques tels que le refoulement, le retournement sur soi, le renversement dans le contraire. Anna Freud, dans son ouvrage Le Moi et les mécanismes de défense(1946), énumère quelques-uns des principaux procédés défensifs : le refoulement, la régres […]
