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MÉCANISME, philosophie

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3.  L'expansion

  Les développements de la science

L'importance du mécanisme dans l'histoire de la pensée est considérable ; grâce à lui, s'est ouverte l'ère de la science classique. Mais l'influence des premiers mécanistes est beaucoup moins due aux résultats qu'ils ont obtenus dans les disciplines scientifiques particulières qu'au changement de mentalité qu'ils ont provoqué ou, pour mieux dire, à la nouvelle appréhension du réel que leur œuvre a produite. Ils n'ont pas eu d'authentiques disciples dans les sciences, ou du moins ceux qui ont voulu se dire leurs continuateurs n'ont pu le faire très souvent qu'au prix de grandes infidélités, voire en réfutant sur bien des points ceux qu'ils considéraient comme leurs devanciers. C'est particulièrement net dans le cas de Descartes, dont bien des énoncés scientifiques, telles les lois du choc, se sont rapidement révélés faux. Dans la seconde partie du xviie siècle, les meilleurs cartésiens, sauf peut-être Rohault, disparu trop jeune pour donner toute sa mesure, n'ont pas été des hommes de science, mais des métaphysiciens. C'est Malebranche, lui-même beaucoup plus métaphysicien et théologien que savant, qui sans doute a prétendu le plus défendre, affiner et développer la physique de Descartes. Il n'y est parvenu qu'en rectifiant profondément les données cartésiennes ; et ce qui chez lui, au regard des autres théories scientifiques de son temps, mérite de demeurer, comme sa théorie des couleurs, est plus le fruit de son propre génie que de sa fidélité à Descartes.

Mais Malebranche indique très bien le lien le plus solide qui l'attache à Descartes : « J'avoue cependant que je dois à M. Descartes ou à sa manière de philosopher les sentiments que j'oppose aux siens et la hardiesse de le reprendre. » Même lorsqu'il critique Descartes, le malebranchisme est une manière originale d'être fidèle au cartésianisme. Le mécanisme cartésien par lui s'épanouit.

Leibniz, lui, s'oppose vivement à ce dernier. Il a construit son œuvre en grande partie contre Descartes, mais, sans Descartes, Leibniz n'aurait sans doute pas été Leibniz. Même s'il n'a découvert le vrai Descartes que tardivement […]

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MERSENNE MARIN (1588-1648)

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VÉGÉTAL - La vie végétale

Écrit par :  François DELAPORTEGeorges MANGENOT

Dans le chapitre "Interprétations des fonctions végétales"  : …   » (La Mettrie, ibid.). C'est sur le problème de la vie des plantes que s'affrontent le *mécanisme et le vitalisme. Si l'on identifie, comme Boerhaave, la vie et la nutrition (elle dépend d'un organe comme l'estomac), il faut alors refuser la vie aux végétaux : « La plante n'est qu'un corps hydraulique » (ibid.). Elle n'a donc… Lire la suite
VIE

Écrit par :  Georges CANGUILHEM

Dans le chapitre "La vie comme mécanisme"  : …  *À la fin du Traité de l'homme (1633, mais publié seulement en 1662-1664), Descartes écrit : « Je désire que vous considériez que ces fonctions suivent toutes naturellement, en cette Machine, de la seule disposition de ses organes, ne plus ne moins que font les mouvements d'une horloge ou autre automate, de celle de ses contrepoids et de… Lire la suite

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