Né de parents inconnus — dont l'un appartenait sans doute à la famille royale de Belgique — le futur généralissime des armées françaises entre à Saint-Cyr en 1885 à titre étranger (sous le nom de Nimal) et en sort dans la cavalerie. En 1888, il prend la nationalité française sous le nom de son père adoptif, Weygand. Dès le début de la grande guerre, il est choisi par Foch comme chef d'état-major de la IXe armée ; à ses côtés, il sera durant la majeure partie de la guerre le « brillant second » auquel de Gaulle reprochera dans ses Mémoiresde n'avoir jamais commandé la moindre unité avant d'accéder aux postes suprêmes. En 1920, Weygand est envoyé en Pologne comme conseiller de Pilsudski et protège Varsovie contre l'Armée rouge. En 1923, il est haut-commissaire et commandant de l'armée du Levant ; en 1924, directeur du Centre des hautes études militaires. En 1930, il devient chef de l'état-major et inspecteur général de l'armée, c'est-à-dire généralissime désigné. Cavalier, il accepte à contrecœur une motorisation partielle et une mécanisation embryonnaire de l'armée. Imposant à l'état-major le respect immuable des « enseignements » de la guerre, il a de ce fai […]
