Spécialiste sud-africain de l'anthropologie sociale, Max Gluckman est connu pour ses contributions à l'anthropologie politique et juridique, en particulier pour ses analyses des dimensions culturelles et sociales du droit et de la politique chez les peuples africains. Il envisagea notamment le rapport que les querelles et les conflits entretiennent avec l'évolution culturelle dans l'ouvrage Custom and Conflict in Africa (1955).
Né le 26 janvier 1911 à Johannesburg, Herman Max Gluckman réalise la première étude de terrain dans le Zoulouland de 1936 à 1938. Il devient ensuite anthropologue assistant au sein de l'institut Rhodes-Livingstone de Rhodésie du Nord, puis déplace son domaine d'analyse au Barotseland entre 1939 et 1941. Directeur de l'établissement de 1941 à 1947, il travaille pendant cette période sur les ethnies Ila et Tonga (1944) et sur les Lamba (1946). Maître de conférence en anthropologie sociale à l'université d'Oxford de 1947 à 1949, il est ensuite nommé professeur de cette même discipline à l'université de Manchester. Les titres des nombreux ouvrages de Gluckman témoignent de l'étendue de ses travaux ; citons notamment Rituals of Rebellion in South-East Africa (1954), Politics, Law, and Ritual in Tribal Society (1965) et The Ideas in Barotse Jurisprudence (1965). Max Gluckman dirige également la publication de The Allocation of Responsibility (1972).
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