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FRISCH MAX (1911-1991)

Romancier, essayiste et auteur dramatique suisse de langue allemande, Max Frisch est né à Zurich dans une famille d'origine autrichienne. Il entreprend tout d'abord des études littéraires qu'il doit interrompre, en 1933, à la mort de son père. Il fait du journalisme, voyage beaucoup, écrit un premier roman, Jürg Reinhart (1934) et, en 1936, commence, assez tardivement, des études d'architecture (son père était architecte) qu'il terminera en 1941. Dès lors, et pendant une quinzaine d'années, Max Frisch mène une double carrière d'architecte et d'écrivain. En 1955, ayant acquis la notoriété littéraire, il abandonne l'architecture pour ne plus se consacrer qu'à l'écriture.

C'est un auteur abondant qui souvent transpose au théâtre des thèmes de son œuvre romanesque ou de son Journal et qui donne de certaines de ses pièces jusqu'à trois versions successives (ainsi de La Muraille de Chine 1946, 1955 et 1972 ou du Comte Öderland 1951, 1956 et 1961). On retiendra de son œuvre dramatique, outre les deux pièces précitées : La guerre était finie (1949, jouée à Paris en 1953 sous le titre d'Agnès) ; Don Juan ou l'Amour de la géométrie (1953) ; Monsieur Biedermann et les incendiaires (1958) ; Andorra (1961) et Biographie, un jeu théâtral (1968). Biedermann, qu'on a traduit parfois par Monsieur Bonhomme, fut la première de ses pièces à connaître une audience internationale. Jean-Marie Serreau l'a jouée pour la première fois en langue française, en 1960.

L'œuvre romanesque de Frisch n'est pas moins importante. En 1943, il donne une nouvelle version de son premier roman, Jürg Reinhart, sous le titre bilingue de Die Schwierigen, oder J'adore ce qui me brûle. Dix ans plus tard, Stiller (1954 ; titre français : Je ne suis pas Stiller) obtient un grand succès et lui vaudra le prix Georg Büchner 1958, le plus important prix littéraire allemand. Viendront ensuite : Homo Faber (1957 ; Gallimard, 1961) et Mein Name sei Gantebein (1964 ; traduit sous le titre de Le Désert des miroirs).

Dans son […]

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