3. Sculptures et livres illustrés
L'œuvre sculpté de Max Ernst, tout en volumes pleins, lisses, souvent arrondis, s'affirme comme très indépendant de sa peinture. À part les quelques tableaux reliefs de l'époque dada, c'est essentiellement à partir des années trente qu'Ernst devient sculpteur. En 1934, il passe l'été chez Alberto Giacometti à Maloja, et y grave des reliefs dans de grands œufs de granite polis par les eaux d'un torrent. Jeu de constructions anthropomorphes (1935) marque le véritable point de départ de son œuvre sculpté. Ce sont des moulages d'après des ustensiles quotidiens : pots, casseroles, coquilles, bouteilles, etc. Max Ernst compose des créatures de son cru : chimères, figurines, bêtes fantastiques, masques, et quelques œuvres monumentales : Le Roi jouant avec la reine (1944), Capricorne (1948), Le Génie de la Bastille (1960), La Fontaine d'Amboise (1968). Une fois de plus, l'artiste part de la forme banale pour recréer sa mythologie personnelle.
Parmi les nombreux livres illustrés par Max Ernst, on peut citer : Fiat modes (1919), Les Malheurs des Immortels (1922), Mr. Knife and Miss Fork (1931), La Chasse au Snark (1950-1968), Paramythen (1955), Maximiliana, ou l'Exercice illégal de l'astronomie (1964), Aus einem aufgegebenen Werk (1967), Fröhliche Logik (1969).
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