2. Les souverains maurya
L'avènement de Candragupta doit presque sûrement être placé en 313 avant notre ère. En 305 Seleukos Ier voulut reconquérir les satrapies de la vallée de l'Indus. Il dut y renoncer et, en échange de 500 éléphants et, peut-être, d'une alliance matrimoniale, reconnaître à Candragupta la souveraineté des territoires contestés, y compris l'Arachosie (Kandahar) et la région de Kaboul. Un ambassadeur séleucide, Mégasthène, séjourna quelques temps à Pāṭaliputra.
Candragupta régna vingt-quatre ans. Son successeur, Bindusāra, dont le règne dura vingt-cinq ou vingt-huit ans, continua à entretenir des relations suivies avec les monarchies hellénistiques de Syrie et d'Égypte. Son fils Aśoka (« joie ») le remplaça vers 264, peut-être après avoir assassiné ses frères. Sous son règne, l'empire maurya s'étendait de l'Hindou-Kouch et des premières pentes de l'Himālaya jusqu'au Mysore inclus. À l'est et à l'ouest, il n'était borné que par l'Océan. Les quelques royaumes restés indépendants dans le Sud, de même que Ceylan, étaient des quasi-protectorats. L'empire ne survécut guère à Aśoka, qui disparut vers 227 avant notre ère. Ses descendants se le partagèrent jusqu'à ce qu'en 176 ( ?) le dernier souverain maurya fût assassiné, lors d'une revue militaire, par son général en chef, Puṣyamitra.
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