La lutte contre le terrorisme, en particulier contre l'organisation Al-Qaida au Maghreb islamique (A.Q.M.I.), domine l'actualité mauritanienne en 2010. En février, le Mali libère quatre membres d'A.Q.M.I., dont un Mauritanien, en échange d'un otage français, créant ainsi un incident diplomatique entre Nouakchott et Bamako. Au cours du même mois, les troupes mauritaniennes interceptent militairement un convoi d'A.Q.M.I. transportant du cannabis et de la cocaïne près de la frontière malienne. Les rebelles sont arrêtés et accusés de trafic de drogue et de soutien aux activités terroristes. Le 25 mai, trois membres d'A.Q.M.I. sont condamnés à mort pour l'assassinat, en 2007, de quatre touristes français.
Les États-Unis lancent, le 3 mai, une opération militaire commune avec la Mauritanie, baptisée Flintlock, dans le cadre d'un programme de lutte contre le terrorisme mis en place dans le Sahara. En juillet, des troupes françaises et mauritaniennes effectuent un raid conjoint contre une cellule d'A.Q.M.I. dans le nord du Mali. L'attaque, destinée à libérer l'otage français Michel Germaneau, échoue ; celui-ci est exécuté avant la fin du mois. Le 25 août, des soldats mauritaniens tuent un terroriste qui s'apprêtait à commettre un attentat-suicide contre des bâtiments de l'armée dans la ville de Néma, dans le sud-est du pays. Le 20 septembre, après l'attaque d'un convoi d'A.Q.M.I. par des avions mauritaniens, Mohamed Mahmoud Ould Mohamed Lemine, élu président du parti au pouvoir, l'Union pour la république, en juillet, adresse un appel à la guerre sainte contre les terroristes.
Événement majeur le 12 janvier, trente-quatre chefs islamiques lancent une fatwa interdisant l'excision des femmes, qui concerne environ 70 p. 100 d'entre elles. Toutefois, les militants opposés à cette pratique craignent que la tradition l'emporte sur cette décision juridico-religieuse.
Nancy Ellen LAWLER
Retour en haut



