Avec Pierre Fournier, André Navarra et Paul Tortelier, Maurice Gendron comptait parmi les plus brillants représentants de l'école française de violoncelle. Né à Nice le 26 décembre 1920 dans une modeste famille de musiciens, il commence l'étude du violoncelle dès l'âge de cinq ans, sur un petit instrument fabriqué spécialement à son intention. Son premier professeur, à Cannes, s'appelle Stéphane Odéro. Emanuel Feuermann l'auditionne et le pousse à entrer au conservatoire de Nice, où il travaille avec Jean Mangot jusqu'en 1935. Il vient ensuite à Paris, où il est admis dans la classe de Gérard Hekking et remporte un premier prix de violoncelle en 1938. Il entre à l'Orchestre symphonique de Paris et joue dans des salons que fréquentent Jean Cocteau, Pablo Picasso, François Mauriac, Francis Poulenc. Il rencontre Dinu Lipatti, avec lequel il se produit à plusieurs reprises, et trouve chez Jean Françaix un partenaire avec lequel il jouera en sonate jusqu'à la fin de sa carrière. Ses véritables débuts de soliste datent de février 1944, lorsqu'il remplace, au pied levé, Gaspar Cassadó dans le concerto de Dvořák avec l'Orchestre de Radio-Paris sous la direction de Willem Mengelberg. Il […]
