Officier de cavalerie, issu d'une petite noblesse peu assurée, d'Elbée vit dans les Mauges au moment de la Révolution, qu'il ne désapprouve pas en son début. Quand se déclenche l'insurrection vendéenne (mars 1793), il est mis à la tête d'une bande paysanne, et devient rapidement l'un des principaux généraux de l'Armée catholique et royale, qui se constitue à la fin de mars 1793 après les victoires initiales. Élu généralissime en juillet 1793, il organise la Contre-Révolution. Son rôle est en effet devenu essentiel depuis plusieurs mois. Dès avril, il est le principal chef de l'armée angevine et c'est de ses idées que naît le Conseil supérieur de Châtillon, conçu pour donner une orientation politique et religieuse à l'ensemble de l'insurrection ; il dirige l'offensive sur Nantes (juin 1793), qui échoue de peu, faute de coordination. Durant l'été, il s'efforce de donner une armature économique et un contrôle militaire à la région conquise par ses troupes, mettant en place des réseaux d'échanges de provisions, instituant la surveillance des républicains restés sur place et des prisonniers faits dans les armées adverses. Il se distingue notamment par une vision politique large, s'op […]
