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VLAMINCK MAURICE DE (1876-1958)

Les Oliviers, M. de Vlaminck

Issu d'une famille d'origine flamande, Maurice de Vlaminck vint à la peinture sans passer par les écoles ni par les académies. Aîné de cinq enfants, élevé dans un milieu de mélomanes et de bohèmes, il chercha longtemps sa voie dans la musique avant de s'intéresser aux arts plastiques. Il avait une douzaine d'années lorsqu'il commença à peindre des paysages représentant les bords de la Seine, mais ses premières leçons lui furent données par un artiste académique, Robichon. C'est seulement après sa rencontre avec Derain (1899 ou 1900) que Vlaminck, jusque-là simple amateur, se consacre véritablement à la peinture. Vers la même époque, il s'intéresse à la « doctrine » anarchiste qui semble satisfaire son tempérament insoumis et anticonformiste. Il écrira d'ailleurs plusieurs articles pour le journal Le Libertaire.

En 1901, Derain entraîne Vlaminck dans une galerie, à l'occasion de la rétrospective Van Gogh. Onze ans après la mort du peintre hollandais, cette exposition révélait aux jeunes artistes des œuvres capitales telles que L'Arlésienne, La Nuit étoilée, ou La Chambre à coucher. Rencontre décisive plus encore pour Vlaminck que pour Derain, dont la démarche était déjà affermie. En Van Gogh, Vlaminck reconnaît un peintre d'instinct qui, sans avoir recours à une démarche intellectuelle, utilise la couleur pure comme mode d'expression privilégié. Cette violence chromatique ne cessera de hanter Vlaminck dont la formation d'autodidacte s'accommode mal de toute discipline et de toute règle. À partir de cette époque, le peintre va étaler ses couleurs avec violence, remplaçant intégralement le dessin par l'utilisation des tons purs (Les Bords de la Seine, à Nanterre, 1901, coll. part., Genève). Au cours des années suivantes, l'artiste va s'attacher à résoudre deux problèmes essentiels : il cherche, d'une part, à élaborer une nouvelle conception de la lumière et de la couleur, d'autre part, à abandonner la division du ton. Il donne alors une série de toiles capitales : Les Jardins à Chatou (1 […]

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DERAIN ANDRÉ (1880-1954)

Écrit par :  Michel HOOG

Dans le chapitre "Derain et le fauvisme"  : …  Lié avec Matisse depuis le temps où ils travaillaient ensemble à l'académie Carrière (1898-1899),* ami de Vlaminck depuis 1900 (il s'agit d'ailleurs d'une amitié orageuse et à éclipses), jusqu'en 1904 il cherche sa voie à travers des influences nombreuses et contradictoires dont la plus puissante est celle de Van Gogh. On connaît l'épisode,… Lire la suite
FAUVISME

Écrit par :  Michel HOOG

Dans le chapitre "Historique"  : …  académie libre où Carrière venait corriger de temps à autre et, en 1900, débute entre Derain et *Vlaminck une amitié que le tempérament violent des deux hommes devait rendre orageuse. C'est vraisemblablement en 1901, à l'exposition Van Gogh, chez Bernheim-Jeune, que Derain présente Vlaminck à Matisse, tandis que le groupe des Normands (Friesz,… Lire la suite

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Médias de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

Les Oliviers, M. de Vlaminck La Nuit étoilée, V. Van Gogh Le Restaurant de la machine à Bougival, de Vlaminck

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