Issu d'une famille d'origine flamande, Maurice de Vlaminck vint à la peinture sans passer par les écoles ni par les académies. Aîné de cinq enfants, élevé dans un milieu de mélomanes et de bohèmes, il chercha longtemps sa voie dans la musique avant de s'intéresser aux arts plastiques. Il avait une douzaine d'années lorsqu'il commença à peindre des paysages représentant les bords de la Seine, mais ses premières leçons lui furent données par un artiste académique, Robichon. C'est seulement après sa rencontre avec Derain (1899 ou 1900) que Vlaminck, jusque-là simple amateur, se consacre véritablement à la peinture. Vers la même époque, il s'intéresse à la « doctrine » anarchiste qui semble satisfaire son tempérament insoumis et anticonformiste. Il écrira d'ailleurs plusieurs articles pour le journal Le Libertaire.
En 1901, Derain entraîne Vlaminck dans une galerie, à l'occasion de la rétrospective Van Gogh. Onze ans après la mort du peintre hollandais, cette exposition révélait aux jeunes artistes des œuvres capitales telles que L'Arlésienne, La Nuit étoilée, ou La Chambre à coucher. Rencontre décisive plus encore pour Vlaminck que pour Der […]
