Maurice Bouladoux est né à Parthenay (Deux-Sèvres). Il a quinze ans quand commence pour lui la vie de travail : il est aide-comptable dans une entreprise de textile. Mais il est attiré par l'action militante du syndicalisme. Aussi est-il, en 1929, l'un des fondateurs de la Jeunesse syndicaliste chrétienne, mouvement qui sera une pépinière de militants pour la C.F.T.C. créée en 1919. En 1937, alors que la centrale connaît une expansion spectaculaire provoquée par la poussée populaire de 1936, il est remarqué par Gaston Tessier, secrétaire général en exercice, et élu secrétaire général adjoint. Il devient alors le principal collaborateur de Tessier, dont il sera plus tard l'héritier. Dès lors, jusqu'à sa mort, Maurice Bouladoux va être un acteur de premier plan dans tous les grands moments que connaîtra le mouvement syndical d'inspiration chrétienne, français et international, et, dans bien des cas, son action sera déterminante.
Signataire en 1940, contre le régime de Vichy, du célèbre Manifeste des Douze, qui annonce le programme du Conseil national de la Résistance, Bouladoux, en 1948, après le nouveau départ du syndicalisme qui suit la Libération, succède à Gaston Tessier […]
