À l'issue des élections législatives du 5 mai 2010, les Mauriciens décident de renouveler le mandat du Premier ministre Navin Ramgoolam. Afin de calmer les dissensions concernant la politique gouvernementale dans la mesure où elles affectent l'économie, ce dernier a dissous le Parlement en mars pour convoquer des élections anticipées. La coalition au pouvoir remporte 41 sièges, tandis que l'opposition en obtient 18. Le scrutin fait l'objet d'une étroite surveillance, car le principal opposant au chef de l'exécutif n'est autre que Paul Bérenger, son prédécesseur, le premier chef du gouvernement mauricien non hindouiste, dont le retour sur la scène politique a ravivé les tensions ethniques dans l'île. En septembre, le pays déplore la disparition du vice-président Angidi Chettiar, mort à l'âge de quatre-vingt-trois ans, qui avait occupé ce poste de 1997 à 2002, avant de le retrouver en 2007.
Afin de tenter d'apporter une réponse au problème de la piraterie dans l'océan Indien et dans le but de protéger la zone économique de l'île, le gouvernement met en place des commandos de garde-côtes spécialement entraînés pour se déployer dans la région. En août, un violent séisme de magnitude 6,3 secoue l'océan Indien, au nord-est de l'île Maurice, ne faisant aucune victime.
Mary EBELING
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