Un des derniers représentants du mouvement spirituel flamand qu'on appelle la devotio moderna. Né à Bruxelles, Mauburnus entra dans la maison du Mont-Sainte-Agnès, chez les chanoines réguliers de la congrégation de Windesheim, après avoir étudié au collège de Deventer et à l'école du chapitre d'Utrecht. Il semble bien qu'il n'ait pas connu Thomas a Kempis mais l'un des fils spirituels de celui-ci, Reynier, qui fut son maître des novices. On lui attribue plusieurs manuscrits non publiés, dont un recueil intitulé Les Hommes célèbres de son ordre (De viris illustribus sui ordinis), inspiré d'une chronique de l'ordre de Windesheim par Buschius.
L'œuvre maîtresse de Mauburnus fut publiée à son insu à Bâle en 1491 sous le titre de Rosetum exercitiorum spiritualium et sacrorum meditationum. Cet ouvrage lui valut, auprès de Nicolas de Hacqueville, chanoine de Paris, la réputation d'un homme zélé pour la discipline religieuse et l'esprit régulier. Aussi Nicolas l'invita-t-il dès 1495 à restaurer plusieurs maisons en France : Mauburnus réforma l'abbaye de Cisoing près de Tournon, celle de Saint-Séverin près de Château-Landon, le prieuré de Saint-S […]
