3. Structure et politique
La structure politique massaï est fondée sur l'unité de base : la compagnie de guerriers. Chaque compagnie a son chef, responsable des affaires militaires et civiles, qui représente l'autorité politique la plus efficace. Jadis, ce chef était responsable des expéditions, de la répartition du butin, des liaisons avec les autres compagnies et avec les prêtres ; il pouvait être démis par ses hommes, ou démissionner. La compagnie était indépendante du conseil des aînés qui dirigeait le « kraal » voisin. Ce dernier était constitué soit d'anciens guerriers ayant appartenu à une même compagnie, soit de personnes de provenances diverses qui pouvaient se séparer. Plusieurs compagnies de guerriers s'associaient en unités plus larges formant soit des « tribus », soit des confédérations plus lâches, dirigées par un conseil d'anciens.
Actuellement, les chefs de compagnie s'emploient à régler les différends et à empêcher les vols de bétail, avec l'aide d'un conseil d'anciens, réalisant ainsi une collaboration entre guerriers et aînés qui ne semble pas avoir existé dans le passé.
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