2. L'influence Ming
On attribue à Kanō Masanobu un kakemono représentant un thème chinois, Zhou Maoshu admirant les lotus en fleur, peinture à l'encre rehaussée de couleurs à l'eau, très transparentes. La composition en « un coin », à la mode de Ma Yuan, peintre académique des Song du Sud, évoque plutôt les œuvres Ming de l'école de Zhi, dans laquelle se perpétue la tradition Song. Dans la partie droite, un grand arbre aux ramures vertes abrite la nappe d'eau bleutée d'une rivière sur laquelle se détache la barque de Zhou Maoshu. Ce dernier porte un vêtement vert et rose aux manches rehaussées de rouge et son serviteur un costume blanc. Dans les lointains, des brouillards laissent transparaître un bois de pins et des collines. L'œuvre porte le cachet en forme de gourde que l'on retrouve chez ses successeurs et qui y fut peut-être apposé plus tardivement. Il en est de même pour le Hōtei, qui fait montre d'un réalisme dépourvu de la spiritualité des maîtres zen, en même temps que d'une grande habileté dans le maniement de l'encre. On y remarque une inscription d'un moine qui vécut de 1440 à 1518. Le paravent à six feuilles du Shinjūan, au Daitokuji de Kyōto, s'inspire aussi des peintures de fleurs et d'oiseaux de l'école de Zhi (katchō-e). La grue blanche parmi les rochers et les bambous semble annoncer dans une composition moins savante les créations de Motonobu, le fils du peintre.
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