L'un des plus originaux parmi les cinéastes soviétiques est né à Odessa, où son père était ouvrier (la date exacte de sa naissance est inconnue à une ou deux années près). En 1917, la révolution lui « permet de faire des études », comme il le dira plus tard. Après deux années de médecine pendant lesquelles il songe à devenir psychiatre, il opte pour la littérature tout en cultivant le piano et la composition musicale. Joueur de football, il restera longtemps dirigeant de la Fédération soviétique de ce sport. D'une de ses nouvelles, il tire en 1925 un scénario qu'il porte, à Moscou, à Viktor Chlovski. Celui-ci l'introduit auprès d'Eisenstein, dont il devient l'élève et, bientôt, l'assistant.
À partir de 1927, il réalise quelques films muets, aujourd'hui perdus, et, en 1934, son premier vrai film : Le Chant du bonheur. Sa grande admiration est, à l'époque, Gorki ; il rencontre le vieil écrivain, qui lui objecte : « Il n'est pas bon de dresser des monuments à un vivant. » Toutefois, Donskoï s'attelle à la réalisation de sa « trilogie » adaptée de Gorki : L'Enfance de Gorki (1938), En gagnant mon pain (1939), Mes Universités (1940). Le succè […]
