Mark Robson est né à Montréal (Canada). Diplômé de l'université de Californie, c'est à la 20th Century Fox qu'il débute dans le monde du cinéma, en tant qu'accessoiriste. De la Fox, Robson passe ensuite à la R.K.O. où il va travailler pendant plus de douze ans.
D'abord associé à Robert Wise, Mark Robson, comme lui à l'époque, y est monteur et, à ce titre, il collabore à plusieurs films prestigieux dont Citizen Kane (1941) et La Splendeur des Amberson (1942) d'Orson Welles, Voyage au pays de la peur (1943) de Norman Foster et Orson Welles.
Le producteur Val Lewton, qui dirigeait à la R.K.O. une unité de production spécialisée dans les films d'atmosphère, le remarque et Robson monte pour lui La Féline (1942), I Walked with a Zombie (1943) et Leopard Man (1943), aujourd'hui trois classiques du genre.
Grâce à Val Lewton, Robson peut enfin devenir réalisateur en 1943 avec La Septième Victime, qui met en scène une secte d'adorateurs de Satan. The Ghost Ship (1943) ; L'Île de la mort (1945) avec Boris Karloff et Bedlam (1946), inspiré des peintures de Hogarth et consacré au fameux et horrifique asile londonien du xviiie siècle, trois films à nouveau tournés pour Val Lewton, suffisent à prouver l'efficacité de Robson et la manière dont il sait créer une atmosphère.
1949 est l'année du Champion avec Kirk Douglas et Arthur Kennedy. Le film, qui raconte l'ascension et la mort d'un boxeur ambitieux, attire l'attention de la critique sur son auteur. Sous l'impulsion du producteur Stanley Kramer, la R.K.O. s'attache à plusieurs des problèmes de l'Amérique contemporaine. Toujours en 1949, Home of the Brave (Je suis un Nègre), mis en scène par Robson avec James Edwards, pose avec virulence le thème du racisme, avec pour cadre la guerre du Pacifique.
La Nouvelle Aurore (1951), qui décrit la difficile réinsertion dans la vie civile d'un soldat (Arthur Kennedy) que la guerre a rendu aveugle, peut laisser croire que Mark Robson va devenir l'un des cinéastes « à thèse » du Hollywood des années 1950. Retour au paradis […]
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