Marion Jones demeure l’un des symboles des dérives du sport au tournant des années 2000. Brillante, elle a réussi les plus belles performances. Le public l’a adulée, les médias l’ont couronnée. Prise pour dopage, elle fut vilipendée par les mêmes médias, et même jetée en prison par la justice américaine. D’un excès à l’a utre ?
Née le 12 octobre 1975 à Los Angeles, Marion Jones, à ses débuts, se partage entre l'athlétisme et le basket-ball. En 1994, elle est ainsi championne universitaire des États-Unis de basket-ball avec l'équipe de Caroline du Nord. Ce n'est qu'à partir de 1997 que Marion Jones décide de se consacrer uniquement à l'athlétisme. Ce choix s'avère vite le bon, puisque, le 3 août 1997 à Athènes, Marion Jones devient championne du monde du 100 mètres en 10,83 s. En 1998, elle domine outrageusement l'athlétisme féminin : elle remporte trente-trois des trente-quatre compétitions auxquelles elle prend part, réalisant 10,65 s sur 100 mètres, 21,62 s sur 200 mètres et 7,31 m en longueur.
En 1999, devenue la grande star féminine de l'athlétisme, Marion Jones, toujours accompagnée sur les stades par son mari, le colosse C. J. Hunter (qui sera champion du monde […]
