3. Le style et le ton
Que Boileau l'ait tenue pour la femme de France qui écrivait le mieux ne nous fera pas pour autant trouver sa phrase parfaite. Mais est-ce la perfection d'un langage qui tisse certain ton ? Outre un faste baroque perdu, certains déploreront des impropriétés, des redites, un abus du relatif, un vocabulaire pauvre. Mais l'habileté des faiseurs, qu'at-elle à voir avec le génie ? Un pointage de gaucheries n'empêche pas que nous enchantent un climat quasi unique, tout de rigueur et de mesure, et même une distance prise, et jusqu'à la monotonie créée par un refus du trait individuel, fondé qu'est cet art classique sur une croyance en l'identité de l'homme.
Si Mme de La Fayette « n'a pas gagé d'être parfaite », elle n'en demeure pas moins l'auteur du premier en date des romans modernes, et ce roman en est toujours à compter parmi les plus grands.
[…]… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 2 pages…



