Danseuse et chorégraphe française.
Née en 1963, Marie-Claude Pietragalla entre à l'école de danse de l'Opéra de Paris à l'âge de dix ans. En 1979, elle est engagée dans la troupe au rang de stagiaire : elle a seize ans et on lui prête volontiers un bel avenir. L'année suivante, son admission est officialisée en devenant quadrille. En 1981, à l'issue du concours annuel du corps de ballet, elle est nommée coryphée et remarquée par sa présence et son autorité scénique. Sujet en 1982, Pietragalla danse en soliste Bakhti III de Maurice Béjart : une flamme rouge portée par la musique indienne, ciselant des mouvements tout en angles. En 1984, elle s'inscrit au Concours international de danse de Paris avec un partenaire de l'Opéra, Wilfried Romoli ; ils obtiennent le premier prix.
En 1988, Marie-Claude Pietragalla se voit enfin décerner le titre de première danseuse. Cette année-là, elle danse In the Middle Somewhat Elevated de William Forsythe, Le Martyre de saint Sébastien dans la réalisation scénique de Bob Wilson et Esmeralda dans Notre-Dame de Paris, première grande rencontre avec Roland Petit sur l'échiquier des destins croisés. Avec ces pièces à son actif, la danseuse montre déjà quelle orientation prendra sa carrière : l'expression dramatique associée à la modernité de l'écriture chorégraphique. C'est pourtant à l'issue d'une représentation des plus classiques, Don Quichotte, où elle incarne une Kitri aussi délurée qu'énergique, qu'elle reçoit, le 22 décembre 1990, le titre d'étoile.
Reconnue par le jury de l'Association pour le rayonnement de l'Opéra de Paris qui lui décerne son prix annuel en 1989, Marie-Claude Pietragalla marque de sa forte empreinte tous les rôles qui lui sont confiés. Les héroïnes dessinées par Roland Petit ont sa faveur : Esmeralda, mais aussi la hiératique incarnation de la Mort, gantée de noir, dans Le Jeune Homme et la mort, ou Carmen, partagée entre les déchirures de la passion amoureuse et les ruades de l'orgueil. De nombreuses créations émaillent sa carrière. Dès 1986, Sans armes citoyens de Rudi van D […]
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