Marie-André Zeller est né le 1er janvier 1898, à Besançon, d'une famille d'ingénieurs et d'officiers. En 1915, à dix-sept ans, il s'engage dans l'artillerie comme simple soldat. À la fin de la guerre, il commande une batterie.
Officier dans ce qu'on appelait alors « les armes savantes », il poursuit sa carrière dans l'artillerie. Technicien et organisateur, il devient, à la veille de la dernière guerre, un des meilleurs spécialistes militaires des chemins de fer. Ainsi est-il, le 10 mai 1940, le chef de la mission des transports en Belgique. En mai 1942, il est commissaire militaire du réseau algérien et du réseau Méditerranée-Niger.
Lieutenant-colonel en septembre de la même année, il est, à la veille du débarquement allié du 8 novembre 1942 en Afrique du Nord, chef d'état-major de la division d'Alger.
L'année suivante, il est sous-chef de l'état-major du général Alphonse Juin, commandant du corps expéditionnaire français en Italie. Il participera en 1944 au débarquement de Provence et à la campagne d'Alsace, dans sa spécialité d'origine : l'artillerie.
Il se retrouve peu avant la fin de la guerre directeur de cette arme à l'état-major. Devenu successivement général de brigade en 1946, commandant en second de l'École supérieure de guerre en 1948, inspecteur des forces terrestres antiaériennes en 1949, inspecteur de l'artillerie en 1950, puis commandant de la IIe région militaire à Rennes en 1951, il accède, en 1955, un an après le début de la guerre d'Algérie, au poste de chef d'état-major de l'armée de terre.
Le général Zeller, ferme partisan de l'intégrité territoriale de la France dont l'Algérie constitue, à ses yeux, une part indivise, n'en trouve pas moins inutile et dangereux de « casser » les grandes unités, réalisées à grands frais pour le théâtre d'opérations européen, pour envoyer outre-Méditerranée des effectifs plus onéreux qu'efficaces.
Jugeant impossible d'assister, impuissant, à la destruction d'un équilibre en hommes et en moyens réalisé non sans difficultés, le général Zeller, […]
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