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MARI, site archéologique

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6.  La ville du milieu du IIIe millénaire

La documentation actuelle ne permet pas de dire avec précision combien de temps le site a été déserté, mais il semble bien que l'abandon ait été total, ou presque, et que tout ce qui touchait à l'ancienne organisation soit tombé dans l'oubli. Il paraît en effet difficile de penser que des Sémites, pour qui la mort est incompatible avec le monde sacré, aient pu construire le temple d'Ishtar immédiatement sur des tombeaux en pierre, dont les dimensions laissent envisager qu'ils abritaient des personnages importants ; la situation est la même sous l'Enceinte sacrée, peut-être le plus important sanctuaire de la deuxième cité, qui repose directement sur des tombes.

À l'issue de cette phase d'abandon pendant le Dynastique archaïque III (vers la fin du xxviie siècle ou au xxvie ?), on constate donc l'installation d'une population totalement nouvelle, étrangère à la ville antérieure, mais parfaitement au courant des avantages que présentaient la vallée et son aménagement. La ville fut reconstruite selon des techniques très élaborées et des principes originaux dont les archétypes ne se retrouvent ni en Mésopotamie ni en Syrie (mais de nouvelles découvertes peuvent parfaitement contredire ce jugement, qui n'est que provisoire) et qui apparemment n'ont rien à voir avec les caractéristiques urbaines ou architecturales de la première cité.

La période d'Agadé (xxive-xxiiie siècle), qui n'était que pressentie au cours des vingt premières campagnes de fouilles, est apparue comme le prolongement de la dernière phase du Dynastique archaïque, dont elle ne se différencie guère. Mari semble poursuivre de façon naturelle ses tendances artistiques et vivre sur son acquis, alors qu'en Mésopotamie centrale, sous l'impulsion de la nouvelle capitale, un renouvellement complet de l'art paraît engagé. À vrai dire, on ne sait pas encore très bien à quel moment le pouvoir sur Mari a basculé dans le camp agadéen : est-ce avec Sargon ou avec Naram-Sin ? Toujours est-il que […]

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MARI AU MILIEU DU IIIe MILLÉNAIRE - (repères chronologiques)

Écrit par :  Jean-Claude MARGUERON

Refondation de Mari après une éclipse de quelque deux siècles : naissance de la Ville II ; construction du temple d'Ishtar, à la périphérie de la cité. Première restauration vraisemblable du temple d'Ishtar. Passage par le royaume de Mari de Lugal-zagesi, roi d'Uruk, dans son offensive vers la Syrie occidentale. Fondation de l'empire d'Agadé… Lire la suite
AMORRITES ou AMORRHÉENS

Écrit par :  Gilbert LAFFORGUE

…  qui finiront par se proclamer rois dans les villes qu'ils occupent (Kish, Larsa, Sippar, Babylone, *Mari, Assour, etc.). Beaucoup d'entre eux sont des souverains éphémères ou des conquérants sans héritier de valeur. Si la première place revient à la dynastie amorrite fondée à Babylone (vers 1894), qui réunifie la Mésopotamie sous Hammourabi (1753)… Lire la suite
CONSTRUCTION DU PREMIER EMPIRE BABYLONIEN - (repères chronologiques)

Écrit par :  Jean-Claude MARGUERON

…  au profit de la Mésopotamie méridionale, l'ancien royaume de la IIIe dynastie d'Ur. * Samsi-Addu construit le royaume de Haute-Mésopotamie centré sur la plaine du Khabur (capitale : Shubat Enlil) et sur le Tigre (capitale : Ekallatum), puis il s'empare du royaume de Mari, ce qui lui permet de contrôler la route de l'Euphrate. Mort de… Lire la suite
DAGAN ou DAGON

Écrit par :  Daniel ARNAUD

… *D'origine inconnue et resté étranger à la culture sumérienne, le dieu Dagan appartient surtout à la religion des anciens sémites. Son nom, qui pourrait signifier « grain », donne une idée médiocre de son importance : il est en réalité à la Syrie ce qu'est Enlil à la Mésopotamie : la divinité suprême, maîtresse du cosmos. En Babylonie, il apparaît… Lire la suite
EBIH-IL

Écrit par :  Jean-Claude MARGUERON

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LAUFFRAY JEAN (1909-2000)

Écrit par :  Jean-Claude MARGUERON

… Figure protéiforme de l'archéologie française, Jean Lauffray était architecte de formation. *Il avait découvert l'archéologie en participant dès 1936 à la fouille du site mésopotamien de Mari qui, sous la direction d'André Parrot, commençait à révéler toute sa richesse. Là, il contribua aux relevés – on lui doit les premiers plans du temple… Lire la suite
MÉSOPOTAMIE - L'art

Écrit par :  Jean-Claude MARGUERON

Dans le chapitre "De l'austère au souriant "  : …   », des formes plus arrondies, un modelé souvent plus recherché et des attitudes plus diversifiées. *Mari est alors le centre qui a produit les plus grands chefs-d'œuvre ; il est aussi en rapport étroit avec la Syrie si l'on songe à la petite déesse en bronze, or et argent du pseudo trésor d'Ur. Cependant, si l'on compare les statues d'Iku-Shamagan… Lire la suite
PARROT ANDRÉ (1901-1980)

Écrit par :  Pierre AMIET

…  fortuite allait le conduire en Syrie, sur les bords de l'Euphrate, où en quelques semaines le *tell Hariri allait lui révéler son nom antique de Mari. Dès lors, la ville qu'il devait appeler avec justesse une « cité fabuleuse » allait être l'objet de la prédilection du jeune fouilleur, qui venait d'entrer au musée du Louvre où il allait mettre… Lire la suite
PEINTURE DE L'INVESTITURE

Écrit par :  Jean-Claude MARGUERON

  *Peu de peintures murales ont été retrouvées au Proche-Orient, ce qui donne toute son importance au tableau dit de l'Investiture retrouvé sur le mur méridional de la cour du Palmier du palais de Mari. Cette œuvre est datée vers — 1820-—  1800. Alors que le mode d'expression habituel de l'art mésopotamien s'… Lire la suite
PEINTURE MÉSOPOTAMIENNE - (repères chronologiques)

Écrit par :  Jean-Claude MARGUERON

… Anatolie. Le côté du podium adossé au mur du temple de tell Uqair est orné de deux léopards peints. * Les peintures de la salle 132 (chapelle de la déesse Ishtar) du palais de Mari construit à l'époque des Shakkanakku témoignent de l'importance d'un décor pictural à connotation religieuse et du maintien de cette tradition dans l'habitat… Lire la suite
SUMER

Écrit par :  André PARROT

Dans le chapitre "Civilisation et art"  : …  Ici des sanctuaires de « manifestation », là des sanctuaires d'« accueil ». Dès l'époque d'Ur III, *Mari était doté d'une construction identique et d'une fonction semblable. Orgueil des rois, dont les résidences terrestres ne laissaient rien à désirer, par l'ampleur, on peut le dire, par le confort qu'on y trouvait. Actuellement, le palais… Lire la suite
SYRIENNE ARCHÉOLOGIE

Écrit par :  Jean-Claude MARGUERON

Dans le chapitre "Le temps de l'exploration anarchique"  : …  1933, à proximité de la frontière irakienne, la fouille de Tell Hariri qui recouvrait les ruines de *Mari, célèbre cité qui apparaissait dans les listes royales sumériennes. Mise au jour qui marqua d'une pierre blanche cette phase de la recherche archéologique en Syrie. Cette longue énumération des sites dont l'exploration a été amorcée et… Lire la suite
ZIGGOURATS - (repères chronologiques)

Écrit par :  Jean-Claude MARGUERON

… consacré à la divinité et non pas seulement le désir d'édifier un sanctuaire en position dominante. * À Mari la terrasse appelée le Massif rouge semble témoigner d'une nouvelle fonction, celle d'un haut lieu pour les sacrifices, car elle ne comporte aucune trace de l'existence d'un temple supérieur. À Mari, la Haute Terrasse, associée au temple aux… Lire la suite

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Mari Mari, partie centrale Ebih-il l'Intendant, Mari

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