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MARI, site archéologique

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2.  Historique des recherches

Des Bédouins soucieux d'ensevelir l'un des leurs sur une hauteur, le tell Hariri, découvrirent accidentellement, en 1933, un fragment d'une grande statue de facture sumérienne : par l'intermédiaire d'un officier du poste militaire d'Abou-Kémal, le lieutenant Cabane, et grâce à la diligence du directeur des Antiquités mis en place par le mandat français, Henri Seyrig, la nouvelle fut rapidement transmise au milieu scientifique parisien. André Parrot, envoyé de toute urgence, arrive sur le site au mois de décembre 1933, où il découvre une statuette en pierre dont l'inscription « Lamgi-Mari, roi de Mari » permit d'affirmer que le tell Hariri renfermait les ruines de Mari, ville que les listes généalogiques désignaient comme le siège de la Xe dynastie après le Déluge.

Jusqu'en 1974, date à laquelle André Parrot prit sa retraite après avoir conduit la vingt et unième campagne, des découvertes se succédèrent qui bouleversaient ce que l'on croyait acquis. La mise au jour de monuments parmi les mieux conservés du monde syro-mésopotamien – les palais du IIe et du IIIe millénaire – frappa les imaginations, mais elle a surtout permis une percée sans précédent dans la connaissance de l'architecture palatiale antique ; une demi-douzaine de temples –  Ishtar, Ninni-Zaza, Ishtarat, Shamash, Ninhursag, le temple aux Lions... – ainsi que trois hautes terrasses – celle du Massif rouge, celle du temple aux Lions et celle du temple de Shamash – ont dessiné avec précision le cadre religieux de la cité, tandis que la découverte d'un quartier d'habitation donnait un aperçu de la vie quotidienne au IIIe millénaire. De nombreuses trouvailles furent faites : quelque 15 000 tablettes cunéiformes, appartenant pour la plupart aux trente dernières années de l'histoire de la cité, la plus belle collection de statues et de statuettes recueillies sur un site mésopotamien, des peintures uniques dans le palais du IIe millénaire et des milliers d'œuvres d'art ou d'objets de la vie quot […]

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MARI AU MILIEU DU IIIe MILLÉNAIRE - (repères chronologiques)

Écrit par :  Jean-Claude MARGUERON

Refondation de Mari après une éclipse de quelque deux siècles : naissance de la Ville II ; construction du temple d'Ishtar, à la périphérie de la cité. Première restauration vraisemblable du temple d'Ishtar. Passage par le royaume de Mari de Lugal-zagesi, roi d'Uruk, dans son offensive vers la Syrie occidentale. Fondation de l'empire d'Agadé… Lire la suite
AMORRITES ou AMORRHÉENS

Écrit par :  Gilbert LAFFORGUE

…  qui finiront par se proclamer rois dans les villes qu'ils occupent (Kish, Larsa, Sippar, Babylone, *Mari, Assour, etc.). Beaucoup d'entre eux sont des souverains éphémères ou des conquérants sans héritier de valeur. Si la première place revient à la dynastie amorrite fondée à Babylone (vers 1894), qui réunifie la Mésopotamie sous Hammourabi (1753)… Lire la suite
CONSTRUCTION DU PREMIER EMPIRE BABYLONIEN - (repères chronologiques)

Écrit par :  Jean-Claude MARGUERON

…  au profit de la Mésopotamie méridionale, l'ancien royaume de la IIIe dynastie d'Ur. * Samsi-Addu construit le royaume de Haute-Mésopotamie centré sur la plaine du Khabur (capitale : Shubat Enlil) et sur le Tigre (capitale : Ekallatum), puis il s'empare du royaume de Mari, ce qui lui permet de contrôler la route de l'Euphrate. Mort de… Lire la suite
DAGAN ou DAGON

Écrit par :  Daniel ARNAUD

… *D'origine inconnue et resté étranger à la culture sumérienne, le dieu Dagan appartient surtout à la religion des anciens sémites. Son nom, qui pourrait signifier « grain », donne une idée médiocre de son importance : il est en réalité à la Syrie ce qu'est Enlil à la Mésopotamie : la divinité suprême, maîtresse du cosmos. En Babylonie, il apparaît… Lire la suite
EBIH-IL

Écrit par :  Jean-Claude MARGUERON

  *La statue d'Ebih-il, intendant du royaume mésopotamien de Mari, trouvée dans les ruines du temple d'Ishtar, est une œuvre exceptionnelle datant du milieu du IIIe millénaire (musée du Louvre, Paris). Taillé dans un très bel albâtre, le personnage, haut de 52,5 cm, est assis sur un tabouret en osier ; torse nu,… Lire la suite
LAUFFRAY JEAN (1909-2000)

Écrit par :  Jean-Claude MARGUERON

… Figure protéiforme de l'archéologie française, Jean Lauffray était architecte de formation. *Il avait découvert l'archéologie en participant dès 1936 à la fouille du site mésopotamien de Mari qui, sous la direction d'André Parrot, commençait à révéler toute sa richesse. Là, il contribua aux relevés – on lui doit les premiers plans du temple… Lire la suite
MÉSOPOTAMIE - L'art

Écrit par :  Jean-Claude MARGUERON

Dans le chapitre "De l'austère au souriant "  : …   », des formes plus arrondies, un modelé souvent plus recherché et des attitudes plus diversifiées. *Mari est alors le centre qui a produit les plus grands chefs-d'œuvre ; il est aussi en rapport étroit avec la Syrie si l'on songe à la petite déesse en bronze, or et argent du pseudo trésor d'Ur. Cependant, si l'on compare les statues d'Iku-Shamagan… Lire la suite
PARROT ANDRÉ (1901-1980)

Écrit par :  Pierre AMIET

…  fortuite allait le conduire en Syrie, sur les bords de l'Euphrate, où en quelques semaines le *tell Hariri allait lui révéler son nom antique de Mari. Dès lors, la ville qu'il devait appeler avec justesse une « cité fabuleuse » allait être l'objet de la prédilection du jeune fouilleur, qui venait d'entrer au musée du Louvre où il allait mettre… Lire la suite
PEINTURE DE L'INVESTITURE

Écrit par :  Jean-Claude MARGUERON

  *Peu de peintures murales ont été retrouvées au Proche-Orient, ce qui donne toute son importance au tableau dit de l'Investiture retrouvé sur le mur méridional de la cour du Palmier du palais de Mari. Cette œuvre est datée vers — 1820-—  1800. Alors que le mode d'expression habituel de l'art mésopotamien s'… Lire la suite
PEINTURE MÉSOPOTAMIENNE - (repères chronologiques)

Écrit par :  Jean-Claude MARGUERON

… Anatolie. Le côté du podium adossé au mur du temple de tell Uqair est orné de deux léopards peints. * Les peintures de la salle 132 (chapelle de la déesse Ishtar) du palais de Mari construit à l'époque des Shakkanakku témoignent de l'importance d'un décor pictural à connotation religieuse et du maintien de cette tradition dans l'habitat… Lire la suite
SUMER

Écrit par :  André PARROT

Dans le chapitre "Civilisation et art"  : …  Ici des sanctuaires de « manifestation », là des sanctuaires d'« accueil ». Dès l'époque d'Ur III, *Mari était doté d'une construction identique et d'une fonction semblable. Orgueil des rois, dont les résidences terrestres ne laissaient rien à désirer, par l'ampleur, on peut le dire, par le confort qu'on y trouvait. Actuellement, le palais… Lire la suite
SYRIENNE ARCHÉOLOGIE

Écrit par :  Jean-Claude MARGUERON

Dans le chapitre "Le temps de l'exploration anarchique"  : …  1933, à proximité de la frontière irakienne, la fouille de Tell Hariri qui recouvrait les ruines de *Mari, célèbre cité qui apparaissait dans les listes royales sumériennes. Mise au jour qui marqua d'une pierre blanche cette phase de la recherche archéologique en Syrie. Cette longue énumération des sites dont l'exploration a été amorcée et… Lire la suite
ZIGGOURATS - (repères chronologiques)

Écrit par :  Jean-Claude MARGUERON

… consacré à la divinité et non pas seulement le désir d'édifier un sanctuaire en position dominante. * À Mari la terrasse appelée le Massif rouge semble témoigner d'une nouvelle fonction, celle d'un haut lieu pour les sacrifices, car elle ne comporte aucune trace de l'existence d'un temple supérieur. À Mari, la Haute Terrasse, associée au temple aux… Lire la suite

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Mari Mari, partie centrale Ebih-il l'Intendant, Mari

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