Africain, originaire de Cirta, en Numidie, né probablement en 100, consul en 143. Orateur très admiré, Fronton fut le maître de l'empereur Marc Aurèle et jouit de ce fait d'une réputation au moins égale à celle de Quintilien. On le considéra longtemps comme le plus grand orateur après Cicéron. De ses œuvres, on ne possède plus que sa correspondance avec son ancien élève ; les sujets traités semblent de peu d'envergure, le style est souvent laborieux, émaillé de termes anciens ou rares. Pourtant, dans ses lettres à Marc Aurèle, Fronton amorce une vraie réflexion sur les rapports entre pouvoir et langage. Ses éloges de la fumée ou de la poussière mériteraient un examen plus attentif, et cela même si son impérial élève, au grand regret du maître, a fini par préférer la philosophie à la rhétorique.
Élizabeth BINE
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