La prose arabe est née au cours du iie siècle de l'hégire, à l'initiative de fonctionnaires de l'administration d'origine persane dont les plus célèbres restent ‘Abd al-Ḥamīd Ibn Yaḥyā et Ibn al-Muqaffa‘, auteur de Kalīla et Dimna. Au cours du iiie siècle, al-Ǧāḥiẓ donne ses lettres de noblesse à ce qu'il est convenu d'appeler la prose d'adab. C'est en elle qu'il faut probablement rechercher les germes d'un genre nouveau, la maqāma, mot que l'on traduit par « séance », sans que ce dernier terme restitue toute la signification du premier. Exercice littéraire très représentatif du milieu où il se pratique, occasion de faire preuve d'une maîtrise totale de la langue, la maqāma connut une grande fortune dans les lettres arabes et fut adoptée par les littératures persane, hébraïque et turque. On y a vu l'amorce d'une forme de création romanesque ou l'ébauche d'un théâtre.
Il s'agit d'un texte n'excédant pas une dizaine de pages, souvent même plus bref, écrit en prose rythmée et rimée. Un narrateur, sous le nom duquel se déguise en général […]
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« MAQAMA » est également traité dans :
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ARABE (MONDE) - Littérature
Auteurs :
Jamel Eddine BENCHEIKH, Hachem FODA, André MIQUEL, Charles PELLAT, Hammadi SAMMOUD, Élisabeth VAUTHIER
Dans le chapitre "Du XIXe siècle à nos jours : affrontement et engagement" : …
), n'ont plus lieu d'être. On comprend alors sans peine que les tentatives d'actualisation de* la maq̄ama menées par les écrivains de la Naḥda soient restées sans lendemain. La voie est libre pour enraciner de nouveaux genres, en particulier le roman et la nouvelle. L'écrivain arabe est désormais à la pointe de l'actualité et les thématiques…
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HARIRI AL- (1054-1122)
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E.U.
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NOUVELLE
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ETIEMBLE, Antonia FONYI
la snoavâde Roumanie, les mahbarotdes lettres hébraïques médiévales et les *maqāmāt, séances qu'on a pu et dû rapprocher des nouvelles espagnoles de type picaresque ? Les dictionnaires nous seront-ils de quelque secours ? Pour Littré, la nouvelle serait une « sorte de roman très court » ; mais nos Cent…
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RUIZ JUAN (1285 env.-env. 1350)
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Dans le chapitre "Les exégèses" : …
personnage central qui n'est autre que l'auteur lui-même. Le modèle de son récit est celui des *maqāmaarabes qui montrent au premier plan un luron – rhétoricien, poète, grammairien –, lequel, sans les mettre en œuvre, prône la dévotion et la vertu en racontant ses propres aventures. Ce rapprochement, déjà établi en 1894 par F. Fernández y…
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THÉÂTRES DU MONDE - Le théâtre dans le monde arabe
Auteur :
Sayed Attia ABUL NAGA
Dans le chapitre "L'absence du théâtre dans la littérature classique" : …
La littérature romanesque, et notamment Les Mille et Une Nuits, les gestes et la *maqāma (séance) contiennent des répliques dialoguées. Une certaine théâtralité réside aussi dans quelques rites et cérémonies pseudo-religieuses : le zar, rite de dépossession qui a ses personnages masqués, la danse des derviches…
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Bibliographie
Al-Hamadhānī, Choix de maqāmāt, trad. R. Blachère et P. Masnou, Paris, 1957
Al-Hariri, Le Livre des Malins, trad. R. R. Khawam, Phébus, Paris, 1992.R. Blachère, « Al-Hamadhānī », in Encyclopédie de l'Islam, t. III, 2e éd., Paris-Leyde, 1965
D. S. Margoliouth & C. Pellat, « Al-Harīrī », in Encyclopédie de l'Islam, t. III, 2e éd., Paris-Leyde, 1965.
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