Au sud du Limpopo, à la jonction des frontières du Botswana, du Zimbabwe et de l'Afrique du Sud, se dresse la colline isolée de Mapungubwe. En décembre 1932, un petit groupe de fermiers afrikaans l'escalade et découvre, mêlés à un sol cendreux, des ossements humains, des perles, des vestiges de constructions et des feuilles d'or qui, réunies, redonnent forme à un rhinocéros dont elles recouvraient la représentation en bois.
Par chance, le pillage, dont furent victimes presque tous les sites de l'Afrique australe, n'eut pas lieu à Mapungubwe. De longues fouilles livrèrent des éléments de constructions ayant été habitées par des hommes qui maîtrisaient la fabrication du fer, s'approvisionnaient en cuivre et en or et enterraient avec leurs morts de grandes richesses ; la tombe M 14, par exemple, – celle d'une jeune femme – contenait 12 000 perles d'or, des milliers de perles de verre (importées), de nombreux anneaux de cuivre, des feuilles d'or qui avaient recouvert des sculptures en bois et des traces de fer.
Ce site, spectaculaire par sa situation et par sa richesse, surplombe des constructions en ruines dispersées au pied de la colline. Il s'inscrit chronologiquement […]
