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MANICHÉISME

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3.  Les Écritures

Religion œcuménique, missionnaire, de droit et de fait, le manichéisme est, tout aussi fondamentalement, une « religion du Livre ». À certains égards, c'est même parce qu'il repose sur un corps d'Écritures unes et intangibles qu'il se croit en état de promettre à sa propagande un succès universel et définitif. Pour lui, en effet, la raison principale de la rapide décadence des religions qui l'ont précédé gît dans le fait que leurs fondateurs n'ont pas rédigé eux-mêmes les révélations dont ils étaient gratifiés et qu'ils ne communiquaient que par voie orale. Le Buddha, Zoroastre, Jésus n'ont rien écrit. Leur enseignement n'a été codifié que postérieurement et par des disciples qui n'en ont retenu qu'une partie ou en ont imparfaitement saisi le sens, l'ont déformé ou additionné d'éléments étrangers. Les Écritures ainsi transmises ont donné naissance à des interprétations divergentes, donc à des hérésies. Pour garder à jamais son Église de tels risques, en même temps que pour assurer l'unité doctrinale du message que celle-ci avait charge de répandre, Mani, au contraire, a pris soin de consigner, par écrit et de sa propre main, sa Révélation et de canoniser de son vivant les ouvrages où il l'exprimait. L'« Église de la Vérité », où qu'elle se trouve, s'appuie en principe sur un corps de livres canoniques, au contenu fixé une fois pour toutes, que les scribes ont le devoir de copier sans altération, les propagandistes de traduire littéralement, et qui sont censés renfermer en toute clarté et dans toute son ampleur la Science intégrale, totale, enfin, et explicitement révélée par le Maître suprême.

Comme permettent notamment de l'établir les indications concordantes fournies par les documents coptes du Fayoum et par le Compendium de la religion du Buddha de LumièreMāni (provenant des grottes de Dunhuang), ce canon comprenait sept écrits dus (ou attribués) à Mani, tous originellement composés en syriaque ou en araméen oriental :

– L'Évangile vivant (nommé aussi le Grand Év […]

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Écrit par :  Michel MESLIN

Dans le chapitre "La vie et l'homme"  : …  ne fit qu'accroître ce sentiment. Jeune rhéteur à Carthage, Augustin fut attiré par le *manichéisme. Durant neuf ans, il chercha dans cette religion l'accès à la vérité. Or, la métaphysique manichéenne n'était pas sans grandeur et pouvait bien tenter un esprit aussi profondément religieux que celui d'Augustin. En termes satisfaisants pour la raison… Lire la suite
COPTES

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Dans le chapitre "Le monde païen"  : …  de la masse, grâce à l'usage d'une écriture plus « lisible », le succès des écrits gnostiques et *manichéens. Un lot très important des premiers (49 traités sur papyrus en 13 volumes), datant du ive siècle après J.-C., a été découvert en 1946 à Chénoboskion près de Nag Hammadi en Haute-Égypte. Ils constituent en fait, avec… Lire la suite
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PAULICIENS

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SASSANIDES

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Dans le chapitre "Le foisonnement des idées religieuses"  : …  *Mani bénéficia d'une large tolérance sous les premiers Sassanides et put tout à la fois former des disciples, consigner par écrit son enseignement et le propager dans l'empire. Il effectua même des voyages en Inde. Mais cette tolérance à son endroit cessa sous le règne des Vahrām, de Vahrām II (276-293) en particulier, qui, sur dénonciation du… Lire la suite
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Investiture de Bahram Ier

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