6. Biologie et pêches
Les sels nutritifs, phosphates et nitrates, sont généralement plus abondants en hiver qu'en été, mais en toute saison leur teneur est relativement faible. De ce fait, la Manche est moins riche en poisson que la mer Celtique, malgré l'abondance des espèces, où se côtoient les poissons d'eaux assez froides (tel le hareng) et ceux d'eaux tièdes (tel le maquereau). La grande sardine de la Manche, ou pilchard, qui avait supplanté le hareng depuis 1930, tend à se raréfier à son tour. Près des côtes, au contraire, la surabondance récente des sels nutritifs provenant de l'abus des engrais dans l'agriculture moderne provoque la prolifération incontrôlable de certaines algues créatrices de pollution (« marées vertes »). Les côtes bretonnes ont, de plus, été fréquemment affectées par les « marées noires » provenant des naufrages de pétroliers (Torrey-Canyon, 1967 ; Amoco-Cadiz, 1978 ; Tanio, 1980). Malgré cela, Morlaix, Paimpol et Cancale restent des centres actifs d'ostréiculture, tandis que se créent, çà et là, des centres d'aquaculture en développement rapide. Pour la pêche proprement dite, les principaux revenus proviennent des Crustacés.
[…]… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 5 pages…



