Les progrès en vue de la réconciliation pacifique entre le gouvernement malien et le peuple touareg se poursuivent en 2009. Le 21 janvier, l'armée prétend cependant avoir détruit la principale base d'un groupe dissident touareg dirigé par Ibrahim Ag Bahanga, à Tinsalak, près de la frontière avec le Niger. Les porte-parole du groupe rebelle démentent cette annonce, déclarant que la base a été évacuée six mois plus tôt. Divers éléments portent par ailleurs à croire qu'un grand nombre des partisans de Bahanga ont en réalité rejoint d'autres groupes touaregs qui sont revenus à la table des négociations le 17 février. Ce jour-là, environ sept cents Touaregs ont restitué leurs armes au cours d'une cérémonie organisée dans la ville de Kidal, dans le nord-est du pays.
Le président Amadou Toumani Touré fait appel à la coopération régionale afin de lutter contre les rebelles affiliés à Al-Qaida. Au début du mois de mai, l'Algérie envoie les premières cargaisons de matériel militaire destiné aux opérations conjointes contre les rebelles. Le 31 mai, des membres de l'organisation terroriste Al-Qaida pour le Maghreb islamique (A.Q.M.I., ex-Groupe salafiste pour la prédication et le combat) exécutent un otage britannique, kidnappé au Niger quatre mois auparavant. L'armée malienne s'empare d'une base d'Al-Qaida le 16 juin ; lors de cette attaque, plus d'une douzaine d'islamistes et cinq soldats sont tués. Le 20 juillet, le principal ancien groupe rebelle touareg, l'Alliance démocratique du 23 mai pour le changement, annonce qu'il va rallier l'armée malienne pour lutter contre Al-Qaida.
Le 27 août, le président Touré refuse de promulguer le nouveau Code des personnes et de la famille adopté par le Parlement : certaines dispositions qui accordent davantage de droits aux femmes suscitent en effet une forte opposition au sein de la population et parmi les chefs islamiques conservateurs. Le texte est renvoyé devant le Parlement pour révision.
Nancy Ellen LAWLER
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