Le 31 janvier 2010, le président du Malawi Bingu wa Mutharika remplace le colonel libyen M'uammar al-Kadhafi à la tête de l'Union africaine (U.A.). Dans un discours adressé à l'Assemblée générale des Nations unies au nom de l'U.A., il appelle de ses vœux le passage d'un « afro-pessimisme » à un « afro-optimisme » et invite gouvernements et médias à prêter davantage attention aux évolutions positives constatées en matière de gouvernance et de croissance microéconomique. Il prend son propre pays en exemple comme preuve des bienfaits d'une bonne gestion. La politique économique saine que le Malawi a mise en place a en effet permis d'obtenir une croissance régulière, de réduire l'insécurité alimentaire chronique et de développer l'agriculture avec succès dans un pays qui reste parmi les plus pauvres du continent africain.
Le Malawi s'attire en revanche les critiques de la communauté internationale pour sa politique répressive contre l'homosexualité. Les défenseurs de la minorité gay mènent une campagne en faveur d'un couple homosexuel, condamné, en mai, à quatorze ans de prison pour avoir commis des « actes contre nature ». Bien que ce couple soit gracié après l'intervention de pays étrangers, l'homosexualité demeure un crime lourdement puni par la loi. Les femmes qui s'investissent en politique semblent également faire l'objet d'actes de répression. La vice-présidente Joyce Banda se plaint notamment de la campagne de diffamation que son propre parti, le Democratic Progressive Party, a lancée contre elle. D'autres femmes politiques dénoncent par ailleurs le fait que les efforts déployés pour promouvoir l'égalité de la représentation des femmes dans la sphère publique soient systématiquement entravés.
LaRay DENZER
Retour en haut



