1. Une imposante cohorte
Les maladies sexuellement transmissibles (les M.S.T.) sont fort diverses. On en compte actuellement plus de vingt. Ces maladies, notamment les blennorragies, sont une des causes les plus fréquentes de morbidité dans le monde (O.M.S.).
Le terme « blennorragie » (autrefois orthographié blennorrhagie) a été forgé à partir des racines grecques évoquant l'éruption et l'écoulement d'une humeur visqueuse. Il apparaît pour la première fois en 1784 dans les écrits du médecin autrichien François Xavier Swediaur. À côté de la blennorragie gonococcique due à un microbe spécifique, le gonocoque (Neisseria gonnorrheae, décrit très nettement en 1879 par le médecin allemand Alfred Neisser dans le pus provenant d'un écoulement de l'urètre et dans le pus oculaire), il existe des blennorragies non gonococciques. Ces dernières peuvent avoir pour cause des parasites, des champignons, des germes divers autres que le gonocoque et même des virus.
Comme la syphilis, qui mérite un article autonome dans cet ouvrage (cf. syphilis), d'autres M.S.T. sont caractérisées par la formation d'une ulcération : ce sont la maladie de Nicolas et Favre et la chancrelle qui, contrairement à la syphilis, sont rarement rencontrées en Europe.
D'autres M.S.T. dues à certains virus : hépatites, condylomes génitaux, syndrome d'immunodéficience acquise (cf. sida), etc., ne cessent de progresser de façon inquiétante dans le monde et d'y faire des hécatombes.
Ces maladies sont transmises au cours ou à l'occasion des rapports sexuels, comme la gale et l'infestation du pubis et de la région anale par Pediculosis pubis (morpion). Toutes concernent autant l'homme que la femme, et l'enfant éventuellement (in utero ou bien à la naissance). Négligées, ces maladies sont préoccupantes par leurs conséquences tardives : atteinte du testicule, salpingite, stérilité, cancer.
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