Les maladies vénériennes (du nom de Vénus, déesse de l'amour) sont appelées maintenant maladies sexuellement transmissibles (M.S.T.). Ce sont des maladies infectieuses qui n'ont d'autre point commun que leur mode de contamination par contact ou rapport sexuels, les autres affections de l'appareil génital relevant plutôt du domaine de l'urologie, de la gynécologie, voire de la psychiatrie. C'est pourquoi, depuis 1999, l'Organisation mondiale de la santé recommande l'usage de l'appellation infections sexuellement transmissibles (I.S.T.) pour souligner la nature infectieuse de ces pathologies.
Les sociétés les plus évoluées n'arrivent pas encore à défaire les liens très étroits qu'elles ont noués entre sexualité et éthique, d'où cette notion de « maladies honteuses » qui entache les maladies vénériennes et entretient autour d'elles un sentiment de culpabilité. Cet état d'esprit, cristallisé par les tabous sociaux et religieux, explique l'ignorance du public non seulement à l'égard de l'anatomie ou de la physiologie de l'appareil génital, mais surtout à l'égard des maladies sexuellement transmissibles. La négligence individuelle qui en résulte tempère de ce fait les progrès de […]
Autres références
« M.S.T. (maladies sexuellement transmissibles) » est également traité dans :
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CANDIDOSES ou MONILIASES
Auteur :
Jacques BEJOT
*Infections humaines dues à des champignons microscopiques levuriformes du genre Candida, et principalement à l'espèce Candida albicans. Les Candida sont fréquemment retrouvés à l'état commensal chez l'homme (voies digestives, rhinopharynx, muqueuses génitales), mais ils n'y sont qu'en très petit nombre. Le passage du…
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CHANCRELLE
Auteur :
André SIBOULET
*La chancrelle, ou chancre mou, est provoquée par le bacille de Ducrey (1889). Assez fréquente en Asie et en Afrique, cette maladie persiste à l'état endémique dans certains pays, ce qui fait toujours craindre sa recrudescence. Après une période d'incubation de deux à cinq jours, parfois de dix à quinze jours, une petite papule rouge se développe…
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CHANCRES
Auteur :
Pierre de GRACIANSKY
*Désignation traditionnelle de certaines ulcérations cutanées ou muqueuses qui accompagnent l'inoculation de certains microbes : tréponème de la syphilis, bacille de Ducrey, bacille de Koch. Le chancre syphilitique survient trois semaines après la contagion. Sur les muqueuses, il est classiquement indolore ; arrondi, de niveau avec la muqueuse,…
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FOIE
Auteurs :
Jean ANDRE, Jacques CAROLI, Yves HECHT
Dans le chapitre "Transmission des hépatites virales" : …
mais on a ensuite rapidement démontré leur transmission par contact entre sperme et muqueuses. La *transmission sexuelle du virus B a été très importante chez les homosexuels mâles, mais la transmission hétérosexuelle est possible. La transmission parentérale explique la très forte prévalence des hépatites B, D et C chez les toxicomanes. De…
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GÉNITAL APPAREIL
Auteurs :
E.U., Claude GILLOT, Bernard JAMAIN, Maurice PANIGEL
Dans le chapitre "Affections de la verge" : …
méat, l'urétorragie, et un hématome périnéal. Le danger est le rétrécissement de l'urètre. Les *contaminationsvénériennes se localisent essentiellement à la verge. Il peut s'agir d'une urétrite aiguë à gonocoques, avec ses vives douleurs à la miction et l'écoulement jaunâtre riche en germes, par le méat ; bien d'autres germes peuvent être…
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Bibliographie
M. Poitevin, « Les Maladies sexuellement transmissibles : prévention et traitement », in Pharmacien d'Afrique, no 40, pp. 27-52, 1989
Organisation mondiale de la santé, Prise en charge des patients atteints de maladies sexuellement transmissibles, rapport technique, no 810, Genève, 1991
Stratégie mondiale de lutte contre les infections sexuellement transmissibles : 2006-2015, Genève, 2007
A. Siboulet et al., Maladies sexuellement transmissibles, Masson, Paris, 2e éd. 1991.
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