5. Stratégies de lutte contre les maladies à vecteurs
Chacune de ces maladies est soignée pour elle-même. Des traitements antibiotiques ont été mis au point pour presque toutes les maladies bactériennes à vecteurs, ainsi que des vaccins pour certaines maladies virales (encéphalite japonaise et fièvre jaune). Il n'existe que peu ou pas de traitements contre les autres maladies virales. Quant aux maladies parasitaires, à côté de la quinine classique, d'autres molécules de synthèse ainsi que l'artémisine et ses dérivés sont efficaces contre différentes formes de paludisme. Le traitement de la maladie du sommeil repose sur des molécules efficaces mais non dépourvues d'effets secondaires. Le traitement de la maladie de Chagas est décourageant. En revanche, celui de l'onchocercose et des filarioses par l'ivermectine donne de bons résultats. Cet arsenal pharmacologique contre des agents de maladies à vecteurs est surtout utilisable en milieu hospitalier.
Cette courte liste cache cependant mal la faible efficacité au niveau des populations et le coût des approches purement médicales. Les mesures de prévention conservent donc toute leur importance. L'éradication n'est pas à l'ordre du jour, mais la diminution significative de la fréquence de ces maladies par interruption de la chaîne de transmission est un objectif. Les mesures mises en œuvre concernent :
– la protection physique des humains, selon des moyens adaptés à chaque vecteur (vêtements, moustiquaires, grillages aux portes et fenêtres, répulsifs...), et le traitement des personnes infectées lorsque cela est possible ;
– les interventions locales sur des populations ciblées de vecteurs (décontamination des lieux infectés et des points d'eau, utilisation de pièges spécifiques, etc.) et les interventions massives sur de grandes surfaces (aspersion d'insecticides plus ou moins adaptés à l'insecte vecteur) ;
– les actions locales ou générales modifiant l'écosystème de l'insecte considéré (débroussaillage des rives de rivière, drainage […]
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