4. Richesse et diversité des péracarides
L'importance des péracarides dépasse de beaucoup celle des groupes précédents. Liés par quelques caractères communs – premier segment thoracique toujours soudé à la tête, quatre segments thoraciques libres au moins, péréiopodes présentant un « coude » entre carpe et propode, lamelles incubatrices (oostégites) chez les femelles, développement des œufs dans une cavité incubatrice, éclosion à un stade proche de celui de l'adulte –, les péracarides offrent cependant une étonnante diversité d'aspect qui résulte du plus ou moins grand développement ou de l'absence de carapace, de la possession d'yeux sessiles ou pédonculés, des dimensions de l'abdomen, en particulier. Leurs modes de vie sont très variés, puisqu'il y a parmi eux aussi bien des formes aquatiques pélagiques ou benthiques, que des formes terrestres et des formes parasites.
• Unité morphologique et spécialisation écologique
Les mysidacés
Les mysidacés sont, parmi les péracarides, les seuls qui offrent un faciès caridien typique : une carapace protégeant une grande partie du thorax, mais soudée aux trois premiers segments au plus, des yeux pédonculés, des antennules biramées, des antennes avec un large exopodite en écaille ; les pattes thoraciques sont biramées, les premières sont toujours modifiées en pattes-mâchoires ; l'abdomen est bien développé, pourvu de pléopodes biramés, qui peuvent manquer ; les uropodes et le telson forment un éventail caudal. Le développement s'effectue dans la cavité incubatrice et, à l'éclosion, les jeunes ressemblent beaucoup aux adultes.
Leur mode de vie est uniforme : la grande majorité d'entre eux sont pélagiques, les uns se tenant dans les eaux superficielles, les autres à des profondeurs plus grandes, jusqu'à la zone abyssale.
Les mysidacés, dont on connaît onze cents espèces environ, sont en général de petite taille – 10 à 30 mm de longueur – et ressemblent à de petites crevettes ; mais des formes strictement bathypé […]
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