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MAISONS-LAFFITTE

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2.  Du parc à la ville, une leçon d'urbanisme paysager

  Le lotissement de Jacques Laffitte

Le banquier Jacques Laffitte acquiert le château de Maisons en 1818, pour se retirer loin des miasmes et du bruit de Paris. En 1834, un revirement de fortune le conduit à sacrifier une grande partie du parc, 300 hectares, pour se lancer dans la spéculation immobilière. C'est un homme d'affaires avisé qui a déjà investi dans plusieurs opérations parisiennes.

Ses qualités de financier, son goût pour l'Angleterre et ses penchants fouriéristes sont autant d'ingrédients propices à la naissance de ce qu'il convenait à l'époque de nommer « une colonie ». Il s'entoure alors d'une compagnie d'architectes dont Auguste Constantin (1790-1842), auteur en 1821 de la station thermale d'Enghien-les-Bains, et urbaniste de plusieurs quartiers de la capitale (la Nouvelle Athènes, le quartier François Ier). Pour créer une nouvelle Arcadie, l'équipe disposait du grand parc du château. L'Édilité parisienne, société créée pour la publicité de l'entreprise, réédite les écrits de J. Lalos, paysagiste contemporain et fils spirituel des Jardins de l'abbé Jacques Dellile (1738-1813). La lecture du traité de Lalos, De la composition des parcs et jardins pittoresques, ouvrage utile et instructif pour les propriétaires, architectes et amateurs de la belle nature, constitue l'une des clés de la compréhension de ce lotissement.

Le parti urbanistique adopté est celui du respect de la nature. Du grand parc du château un tiers est conservé pour former des réserves boisées qui, avec les allées cavalières initiales, les nouvelles avenues, les squares et les places constituent un réseau de plus de 60 kilomètres de promenade. Grâce à des jeux habiles de perspective le futur acquéreur aura l'illusion d'être dans une véritable forêt.

Allier les avantages de la ville et de la campagne dans un même espace collectif de gestion privée est alors un concept urbain nouveau dont la genèse est complexe. Peut-être faut-il évoquer les grandes tentatives d'urbanisme paysager de la Ville de Versailles au xviie

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CIVILE CLASSIQUE FRANÇAISE ARCHITECTURE

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…  pas faute d'employer parfois les hauts toits d'ardoise, au château de Vaux-le-Vicomte par exemple. *S'il fallait choisir, parmi les architectes, celui qui, durant la première moitié du xviie siècle, a le mieux incarné ce que nous nommons le classicisme français, nous choisirions sans doute François Mansart, et, parmi ses… Lire la suite
MANSART FRANÇOIS (1598-1666)

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