3. Pathologie
Les affections traumatiques concernent les plaies des doigts, par coupure, avec possibilité de section d'un nerf collatéral ; par écrasement, avec hématome sous-unguéal, menacé de tétanos, ou encore avec fracture esquilleuse de la troisième phalange ; par brûlure ; les piqûres, fréquentes au niveau de la pulpe, sont responsables d'infections appelées panaris. Le panaris doit être excisé, pour éviter la diffusion de l'infection à l'os (ostéite phalangienne), à l'articulation et, surtout, à la gaine séreuse digitale, ou digito-carpienne. Citons encore la fracture du scaphoïde, la luxation du carpe en arrière du semi-lunaire. Les lésions tendineuses sont rarement des ruptures, en particulier celle du tendon extenseur à son insertion distale, fréquente chez les joueurs de basket-ball ; elle immobilise la troisième phalange en flexion. Les sections sont fréquentes. La plus grave est celle du tendon fléchisseur profond, interdisant la flexion de la troisième phalange.
La fracture de la base du métacarpien du pouce, ou fracture de Bennett (courante chez les boxeurs, par exemple), est une lésion sévère ; elle risque d'empêcher le mouvement d'opposition. Toutes sortes de lésions peuvent frapper les articulations de la main : aspect « en coup de vent » de la polyarthrite chronique évolutive ; arthrites, rhumatisme chronique déformant des doigts, etc.
Certaines affections nerveuses sont particulièrement graves. La section du nerf médian entraîne la paralysie des muscles de l'opposition du pouce, et celle du nerf cubital frappe les interosseux. L'atteinte des racines de ces nerfs, dans la maladie d'Aran-Duchenne, détermine l'amyotrophie des éminences thénar et hypothénar (dite « main de singe »).
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