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MAIN

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3.  Pathologie

Les affections traumatiques concernent les plaies des doigts, par coupure, avec possibilité de section d'un nerf collatéral ; par écrasement, avec hématome sous-unguéal, menacé de tétanos, ou encore avec fracture esquilleuse de la troisième phalange ; par brûlure ; les piqûres, fréquentes au niveau de la pulpe, sont responsables d'infections appelées panaris. Le panaris doit être excisé, pour éviter la diffusion de l'infection à l'os (ostéite phalangienne), à l'articulation et, surtout, à la gaine séreuse digitale, ou digito-carpienne. Citons encore la fracture du scaphoïde, la luxation du carpe en arrière du semi-lunaire. Les lésions tendineuses sont rarement des ruptures, en particulier celle du tendon extenseur à son insertion distale, fréquente chez les joueurs de basket-ball ; elle immobilise la troisième phalange en flexion. Les sections sont fréquentes. La plus grave est celle du tendon fléchisseur profond, interdisant la flexion de la troisième phalange.

La fracture de la base du métacarpien du pouce, ou fracture de Bennett (courante chez les boxeurs, par exemple), est une lésion sévère ; elle risque d'empêcher le mouvement d'opposition. Toutes sortes de lésions peuvent frapper les articulations de la main : aspect « en coup de vent » de la polyarthrite chronique évolutive ; arthrites, rhumatisme chronique déformant des doigts, etc.

Certaines affections nerveuses sont particulièrement graves. La section du nerf médian entraîne la paralysie des muscles de l'opposition du pouce, et celle du nerf cubital frappe les interosseux. L'atteinte des racines de ces nerfs, dans la maladie d'Aran-Duchenne, détermine l'amyotrophie des éminences thénar et hypothénar (dite « main de singe »).

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APONÉVROTIQUE TISSU

Écrit par :  Didier LAVERGNE

…  masses musculaires dépourvues de fixation au squelette à l'une de leurs extrémités (abdomen). *Elles forment aussi des structures de renforcement souples et résistantes qui protègent localement des segments très mobiles mais fragiles. Ainsi, au niveau de la main, le ligament annulaire du carpe (côté dorsal), l'aponévrose palmaire superficielle… Lire la suite
ARTICULATIONS

Écrit par :  Claude GILLOTAndré-Paul PELTIER

Dans le chapitre "Variétés"  : …  deux courbures, deux axes passant par le centre des courbures, et deux variétés de mouvements.* Par exemple, l'articulation du métacarpien du pouce avec le trapèze, os du carpe, permet la flexion-extension, la latéralité ; mais la trapézo-métacarpienne possède également une rotation axiale qui joue un rôle important dans l'opposition du pouce… Lire la suite
CANAL CARPIEN SYNDROME DU

Écrit par :  Jean-Paul CAMUS

… *Le canal carpien est un défilé fibro-osseux situé entre la paume de la main et le poignet ; il est limité en arrière par le carpe et en avant par le ligament annulaire. Dans ce canal inextensible vont vers la main les tendons fléchisseurs et leur gaine, entourant le nerf médian qui véhicule la sensibilité cutanée des trois premiers doigts, d'une… Lire la suite
DERMATOGLYPHES PALMAIRES

Écrit par :  Georges OLIVIER

… *Les figures dessinées par les crêtes dermo-épidermiques de la face palmaire de la main et des doigts et de la face plantaire du pied et des orteils, sont appelées dermatoglyphes (du grec derma, -tos, peau, et gluphê, gravure). Ils n'existent nulle part ailleurs. Aux doigts, ils sont synonymes d'empreintes digitales. Les crêtes… Lire la suite
DUPUYTREN GUILLAUME (1777-1835)

Écrit par :  Universalis

… *Chirurgien d'avant-garde et pathologiste que Balzac prit comme modèle pour camper le médecin Despleins dans Le Médecin de campagne, en raison, peut-être, des origines rurales de Dupuytren, qui naquit à Pierre-Buffière, dans la Haute-Vienne. Il est surtout connu pour sa description de la maladie dite de Dupuytren, qui consiste en une… Lire la suite
ÉPAULE-MAIN SYNDROME

Écrit par :  Jean-Paul CAMUS

… *Le syndrome épaule-main (Steinbrocker, 1947) est le nom souvent donné à l'algodystrophie réflexe du membre supérieur, décrite par Ravault en 1946. Ce syndrome paraît correspondre à un dérèglement vaso-moteur localisé lié à des facteurs nombreux et évoluant, généralement en deux périodes d'aspect clinique différent, vers la guérison à peu près… Lire la suite
ÉPICONDYLITE

Écrit par :  Jean-Paul CAMUS

… *L'épicondyle est une saillie osseuse située à la face externe de l'extrémité inférieure de l'humérus. De nombreux muscles s'y insèrent, jouant un rôle dans la prono-supination et les mouvements de la main et des doigts. L'épicondylite ou épicondylalgie est due à de petites ruptures musculaires au sein des insertions tendino-périostées pouvant, dans… Lire la suite
LATÉRALISATION

Écrit par :  François BRESSON

Dans le chapitre "La latéralisation manuelle"  : …  Les différences fonctionnelles entre les deux* mains sont évidentes et ont toujours été l'objet de normes sociales. On sait depuis longtemps (notamment par l'étude des paralysies consécutives à des lésions cérébrales) que les voies nerveuses qui contrôlent les mouvements des membres sont croisées, de telle sorte que c'est l'hémisphère gaucheLire la suite
MEMBRES

Écrit par :  Claude GILLOTArmand de RICQLÈS

Dans le chapitre "Les membres humains"  : …  ou extrémité libre. Étudiés à partir de la racine, ces segments sont le bras, l'avant-bras et la *main pour le membre supérieur ; la cuisse, la jambe et le pied pour le membre inférieur. Une chaîne d'articulations amplifie le jeu de l'extrémité libre. Dans le cas du membre inférieur, le fémur, os de la cuisse, est uni au bassin par une… Lire la suite
PHLEGMON

Écrit par :  Marie-Christine STÉRIN

… *Infection caractérisée par l'infiltration purulente diffuse du tissu conjonctif dermique et des espaces sous-cutanés. Elle succède à une infection localisée non ou mal traitée ; ainsi, le phlegmon des gaines des tendons de la main représente la complication majeure du panaris. Maladies infectieusesLire la suite
PRIMATES

Écrit par :  Bertrand L. DEPUTTE

Dans le chapitre "Diagnose"  : …  de neuf os, dont un pisiforme et un seul os central, avec scaphoïde et lunaire toujours séparés. *Le pouce de la main (pollex) est toujours opposable, celui du pied (hallux) – celui de l'Homme excepté – présente une pseudo-opposabilité. Le radius et le cubitus sont mobiles l'un par rapport à l'autre, permettant à la main d'amples mouvements de… Lire la suite
PROTHÈSES

Écrit par :  Pierre RABISCHONG

Dans le chapitre "Problèmes techniques généraux"  : …  un système de commande est l'interface vivant-artificiel. À titre d'exemple, les prothèses de la *main n'auront jamais l'habileté de la main humaine pour des raisons d'ordre mécanique liées à la complexité des petits mouvements digitaux qui font la souplesse de l'adaptation à la forme variable des objets. Si on leur donne plusieurs fonctions, en… Lire la suite

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Os Main : musculature palmaire Artères et nerfs

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