1. Géographie
• Les aspects généraux
En plus de sa dissymétrie est-ouest et des contrastes topographiques entre Hautes Terres centrales et zones basses périphériques, Madagascar se révèle être avant tout un pays au relief très accidenté.
Diversité des formes du relief
Bien que consacrée par l'usage, l'expression de « hauts plateaux » est incorrecte ; en effet, hormis quelques secteurs particuliers comme les tampoketsa au nord-ouest d'Antananarivo (anc. Tananarive), les Hautes Terres centrales constituent un ensemble morcelé et très complexe, juxtaposant les formes de relief les plus variées. Charles Robequain écrit à juste titre que les routes s'y déroulent à travers un dédale « de hautes plaines d'alluvions, de collines monotones empâtées de latérite, massifs compacts, grands dômes isolés, crêtes aiguës et dentelées, relief en pains de sucre, buttes au sommet tabulaire... » Il est utile de préciser en outre que plaines et vallées alluviales se terminent généralement en aval par des seuils rocheux que les rivières dévalent de manière impétueuse, comme l'Ikopa à Farahantsana en aval des plaines d'Antananarivo ; que parmi les collines s'opposent reliefs granitiques, aux versants encombrés de rochers, et tanety formées dans les gneiss altérés sur de grandes épaisseurs, et fréquemment éventrées de lavaka (profonds ravinements). À une échelle plus grande, les massifs présentent une égale diversité entre reliefs granitiques (Andringitra), quartzitiques (Itremo) ou volcaniques (Ankaratra), sans compter la variété des cônes, coulées ou cratères qu'offrent les régions volcaniques de l'Itasy ou d'Antsirabe-Betafo.
En direction de l'est, les Hautes Terres se terminent par un escarpement dont l'Angavo, à la latitude d'Antananarivo, ne constitue qu'un des éléments les plus beaux avec le site grandiose de la Mandraka. Mais, ailleurs, cet escarpement se révèle discontinu, généralement suivi d'une série de chaînons liés à des […]
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