L'adhésion de Madagascar à l'Union africaine et à la Communauté de développement de l'Afrique australe (S.A.D.C.) est toujours suspendue en 2011, à la suite de la crise politique qui paralyse le pays depuis 2009.
En septembre, la S.A.D.C. annonce que les principaux partis malgaches ont accepté sa feuille de route pour la tenue d'une élection libre et régulière dans l'année à venir. L'accord prévoit notamment que l'ancien président Marc Ravalomanana, exilé depuis qu'il a été renversé du pouvoir, soit autorisé à rentrer dans l'Île ; jugé par contumace en 2010, il est cependant reconnu responsable de la mort de civils et condamné à la prison à vie. L'ex-chef de l'État a tenté de revenir à Madagascar au début de l'année, mais l'avion n'a pas été autorisé à atterrir.
L'interruption des versements des donateurs étrangers après le coup d'État a occasionné une perte de fonds estimée à 500 millions de dollars. La pauvreté augmente, en particulier dans les zones rurales où vivent 80 p. 100 des Malgaches.
En février 2011, un cyclone frappe le nord-est de l'île, ravageant les récoltes et aggravant l'insécurité alimentaire. Le sud de Madagascar souffre, quant à lui, de sécheresses récurrentes.
Christopher SAUNDERS
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