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MACHIAVEL (1469-1527)

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4.  Limites

Dépassée : la grille interprétative qui sous-tend le discours machiavélien est évidemment antérieure à l'apparition de la « science politique » et des sciences humaines en général ; nous entendons de moins en moins les réalités auxquelles nous renvoient fortuna et virtù. Tous les efforts de l'intelligibilité que nous appelons « classique » sont diamétralement opposés à l'affirmation machiavélienne d'un pouvoir comme phénomène premier. Pour nous, la politique n'est pas seulement une mainmise sur la socialité – même s'il est vrai que cela constitue l'un de ses inévacuables traits –,elle est aussi une expression de la nature de cette société. Notre tentative de compréhension part désormais du principe épistémologiquement régulateur que Montesquieu a formulé, dès le début de L'Esprit des lois, sous une forme quasi canonique : « Les lois, dans la signification la plus étendue, sont les rapports nécessaires qui dérivent de la nature des choses. » Il existe même des espérances de type « démocratique » qui s'expriment sur un mode axiologique : comment une société peut-elle engendrer une politique qui lui ressemble sans qu'elle s'y trouve trompée, frustrée, et finalement rendue méconnaissable ? L'instrument en est le constitutionnalisme, et le mode intellectuel de structuration du réel politique est alors le contrat. L'espérance en est que l'État soit – idéalement, c'est-à-dire dans son devenir – pleinement pensable dans une transparence au social, semblable à lui au sens où l'on dit qu'un portrait ressemble à son modèle. La phénoménalité brute du pouvoir machiavélien, elle, ne permettait qu'une inutile dialectique du commandement et de l'obéissance, ce qui est peu prédictif et peu explicatif. Que pouvons-nous faire avec une définition aussi courte que celle qui ouvre le Rapport sur l'institution de la milice (1506) : « ... chacun sait que dire Empire, Royaume, Principauté ou République, comme dire chef, en partant du rang le plus élevé pour descendre jusqu'au patron d'un b […]

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LE PRINCE, livre de Nicolas Machiavel

Écrit par :  Jean-Louis FOURNELJean-Claude ZANCARINI

Comprendre les enjeux de l'écriture du Prince implique d'avoir à l'esprit les incessantes guerres d'Italie et leur effet sur Florence, la cité de Machiavel (1469-1527). Tout a été bouleversé par l'arrivée des troupes françaises en Italie en 1494. À Florence, l'état de guerre a conduit au départ des Médicis, en novembre 1494, et à la mise… Lire la suite
ALTHUSSER LOUIS (1918-1990)

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BODIN JEAN (1529-1596)

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…  et à son élaboration à partir d'une intuition philosophique originale. C'est ainsi que l'œuvre de *Machiavel doit sa pureté à la dramatique exiguïté de son cadre politique et au pessimisme fondamental de son intuition centrale. Machiavel professe une philosophie désenchantée, celle d'un néoplatonisme héraclitéen. La situation de l'Italie, en proie… Lire la suite
BORGIA CÉSAR (1476-1507)

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CHABOD FEDERICO (1901-1960)

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ÉLISABÉTHAIN THÉÂTRE

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GENTILLET INNOCENT (mort en 1595?)

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ITALIE - Langue et littérature

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RENAISSANCE

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Machiavel, attribué à A. Pollaiuolo

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