Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Daniel POIRION
À la fois parole, musique et jeu, le lyrisme médiéval, tel que le transmettent les manuscrits, reste difficile à lire et à interpréter. Vestiges pour ainsi dire archéologiques, les écrits, même lorsqu'ils comportent une notation musicale, ne livrent plus le secret de leur vie poétique. Le lecteur moderne peut néanmoins s'affranchir de quelques… Lire la suiteÉcrit par : Paul ZUMTHOR
Dans le chapitre "L'œuvre poétique et musicale" : … *Son œuvre se caractérise par sa diversité. Les inspirations qu'elle manifeste sont principalement polarisées par des éléments tirés de la tradition lyrique des trouvères. Pourtant, Adam se situe aux confins de cette esthétique et d'un ars nova dont il est l'un des premiers créateurs, d'où une certaine dualité, et parfois l'ambiguïté de sa… Lire la suiteÉcrit par : Frédéric ELSIG, Jean-François GROULIER, Jacqueline LICHTENSTEIN, Daniel POIRION, Daniel RUSSO, Gilles SAURON
… (armes, maisons, animaux, plantes) aident à se repérer, transposant des images élaborées par le *lyrisme, l'épopée ou le roman. Parmi les créatures jouant un rôle de premier plan, il faut citer naturellement le dieu Amour, associé souvent à la mythologie antique (avec Vénus, notamment), et la personnification de Fortune, où se résume la tension… Lire la suiteÉcrit par : Nicole BARY, Claude DAVID, Claude LECOUTEUX, Étienne MAZINGUE, Claude PORCELL
Dans le chapitre "L'épanouissement de l'idéal courtois au XIIIe siècle" : … référence à lui ; là réside l'ambiguïté du roman, glorifiant l'amour même quand il est adultère. *La poésie lyrique et didactique représente une autre facette de l'activité littéraire du siècle des Hohenstaufen. Les chantres de l'amour courtois célèbrent le vasselage d'amour. Walther von der Vogelweide, le plus grand d'entre eux, refuse cependant… Lire la suiteÉcrit par : Daniel DEVOTO
… *Roi de Castille, Alphonse X, dit le Sage ou le Savant, a laissé de lui l'image d'un souverain trop affairé à contempler les étoiles pour prêter attention aux choses de ce bas monde ; on l'a ainsi comparé à cet astrologue qui figure dans un exemplum médiéval et qui, trop occupé à tirer les horoscopes des autres, ne voit guère le puits où sa… Lire la suiteÉcrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH, Hachem FODA, André MIQUEL, Charles PELLAT, Hammadi SAMMOUD, Élisabeth VAUTHIER
Dans le chapitre "Naissance d'une lyrique andalouse" : … On ne sait rien des premières compositions *poétiques auxquelles ne manqua certainement pas de s'adonner la minorité de guerriers arabes engagés dans les opérations militaires, mais on peut supposer que ceux d'entre eux qui possédaient quelque talent ne se privèrent pas de chanter en vers leurs prouesses, de glorifier leur tribu, de se plaindre de l… Lire la suiteÉcrit par : Joël SHAPIRO
… *Ezra Pound nous met en garde : « Aucune étude de la poésie européenne ne saurait prétendre au sérieux si elle ne commence tout d'abord par une étude de cet art en Provence », écrit-il. Arnaud Daniel fut certainement, parmi les troubadours, l'un des plus habiles artisans de l'ancien provençal. Dante lui-même en fait un vif éloge dans le « Purgatoire… Lire la suiteÉcrit par : Edith WEBER
… les durées et les hauteurs, surtout dans la seconde moitié du xiiie siècle. *La musique profane, à côté des œuvres lyriques des troubadours (au sud de la Loire), et des trouvères (au nord de la Loire), respectivement en langue d'oc et en langue d'oïl, consignées dans les « chansonniers », comprend des motets (généralement à… Lire la suiteÉcrit par : Jean FRAPPIER
… *Deux amants, dont la nuit a favorisé la rencontre, déplorent l'approche du jour, venu trop tôt à leur gré : tel est le thème de la « chanson d'aube », genre lyrique des xiie et xiiie siècles, ou simplement « aube », d'après la transposition française du mot alba qui désigne le genre dans la poésie… Lire la suiteÉcrit par : Claude THIRY
… *Par son étymologie (ancien provençal ballada), la ballade est, comme le rondeau, une des formes lyriques associées à la danse. La structure la plus typique, qui l'a fait ranger parmi les formes fixes, comporte trois strophes sur les mêmes rimes terminées par un refrain, et un envoi comptant la moitié des vers de la strophe et reprenant les… Lire la suiteÉcrit par : Edith WEBER
… *La ballade (en italien ballata, de ballare : danser) est un genre littéraire et musical d'essence lyrique et de structure répétitive. Cette forme, monodique et polyphonique, est en usage de la fin du xiiie siècle jusqu'au xvie siècle. Elle est chantée et dansée par les troubadours, les… Lire la suiteÉcrit par : Lore de CHAMBURE
… *Né près de Halberstadt dans le Harz, fils de pasteur, Gottfried August Bürger étudie d'abord la théologie avant de se tourner vers le droit. À Göttingen, il fréquente les membres du Göttinger Hain, cercle d'écrivains auquel appartient Voss, traducteur célèbre de L'Iliade et de L'Odyssée. Bürger s'essaye, lui aussi, dans cette voie… Lire la suiteÉcrit par : Madeleine PARDO
*La poésie lyrique espagnole de la fin du Moyen Âge nous a été conservée dans de nombreux chansonniers, véritables collections ou anthologies de poèmes. On y a vu à la fois une source précieuse d'information sur de nombreux poètes, un témoignage important sur toute une civilisation, le champ où s'affrontent… Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
… *Littéralement, « complainte lyrique ». Cette forme élémentaire de chant profane monodique, sorte d'hymne en langue romane, à caractère lyrique ou épique, en se développant jusqu'au xe siècle aurait donné naissance à la chanson de geste (théorie de Gaston Paris, rejetée par Joseph Bédier, mais reprise récemment avec modifications… Lire la suiteÉcrit par : Véronique KLAUBER
… *Acte rhétorique par lequel on établit la supériorité de quelqu'un ou de quelque chose. Réelle ou imaginaire, cette supériorité est exprimée dans des termes propres à propager le sentiment d'élévation. Parmi les trois genres du discours répertoriés par Aristote, la célébration (avec le blâme) appartient au genre épidictique (ou démonstratif… Lire la suiteÉcrit par : Louis-Jean CALVET, Guy ERISMANN, Jean-Claude KLEIN
Dans le chapitre "Poésie lyrique" : … une langue romane qui, progressivement, devait donner naissance à la langue française. Longtemps,* l'histoire de la langue et de la littérature françaises se confondit avec celle de la chanson, de même que celle-ci, pendant longtemps aussi, se mêla à l'histoire de la musique. Ces histoires ont en commun des noms comme ceux de Guillaume IX d'… Lire la suiteÉcrit par : Daniel POIRION
… *Les manuscrits du xiiie siècle contiennent, parmi toutes les pièces lyriques qui ne relèvent pas des grands genres courtois, un certain nombre de chansons à boire. Celles-ci sont dans une large mesure la transposition en langue vulgaire des chansons goliardiques. Elles développent cependant quelques aspects propres au lyrisme… Lire la suiteÉcrit par : Daniel POIRION
… *Les plus anciens poèmes lyriques en langue romane intégralement conservés sont les premières chansons courtoises des troubadours (début du xiie s.). Mais la poésie courtoise, expression d'une nouvelle doctrine de l'amour, subtile, agressivement aristocratique, n'a rien de populaire et n'est pas l'héritière directe de la poésie… Lire la suiteÉcrit par : Hélène HAZERA
… d'église en latin s'intercalent des variations en langue populaire, les tropes. Pendant tout le* Moyen Âge, on observe un va-et-vient permanent entre le profane et le sacré. L'église adopte des airs profanes pour ses cantiques, le populaire s'empare d'airs d'église pour les chansons qui rythment sa vie quotidienne. Autre va-et-vient, comme l'a… Lire la suiteÉcrit par : Emmanuèle BAUMGARTNER
Dans le chapitre "Chanter la joie d'amour" : … *Comme l'a très justement rappelé Martin de Riquer, plus qu'un poète hermétique, un adepte du trobar clus, Arnaut Daniel est un poète obsédé par les recherches formelles. Il a moins cherché à renouveler les thèmes du trobar qu'à créer un nouveau langage poétique, à donner une résonance inouïe à des mots et à des motifs déjà bien… Lire la suiteÉcrit par : Daniel POIRION
… *Le rapport entre la vie et les poèmes de Charles, duc d'Orléans (fils de Louis d'Orléans, qui fut tué par Jean sans Peur en 1407, et père de Louis XII), est plus compliqué que ne le ferait croire, par exemple, un rapprochement entre les ballades où il nous parle de son exil et l'histoire qui nous apprend ses vingt-cinq ans de captivité en… Lire la suiteÉcrit par : Yasmina FOEHR-JANSSENS
Dans le chapitre "La rencontre du monde antique et du monde chrétien" : … les héritages contradictoires du judéo-christianisme et de l'Antiquité païenne. À n'en pas douter, *Chrétien fait œuvre littéraire tant par l'ampleur de son travail que par une ambition poétique qui se donne à lire à l'initiale de chacun des romans. S'inspirant de l'Art poétique d'Horace, le prologue d'Érec et Énide subordonne la… Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
… *Poésie lyrique personnelle que composèrent certains trouvères du xiiie siècle pour célébrer l'adieu, courtois ou satirique, du poète à ses amis, à sa ville ou à son pays natal. Trois congés sont connus : celui de Jehan Bodel (1202), celui d'Adam de La Halle (vers 1269), celui de Baude Fastoul (entre 1256 et 1269). Le premier et… Lire la suiteÉcrit par : Universalis, Paul ZUMTHOR
Dans le chapitre "La poésie courtoise" : … et spécialement la fin'amor, ne nous sont guère connues que par leurs reflets dans la *poésie du xiie siècle, de sorte que la question de leurs origines peut difficilement être dissociée des nombreux problèmes techniques relatifs à la constitution des formes poétiques correspondantes. La courtoisie revêt ainsi, aux… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… *À la fin du Moyen Âge occidental, l'obsession de la mort hante les esprits. On voit alors apparaître dans le théâtre, la poésie, la musique et les arts plastiques le thème allégorique du pouvoir égalisateur de la mort. Il s'agit de l'évocation littéraire ou de la représentation picturale d'une danse où des personnages vivants placés… Lire la suiteÉcrit par : Véronique KLAUBER
… *Le terme générique « débat » correspond à une série de genres poétiques dialogués que les trouvères et les troubadours cultivaient depuis le début du xiie siècle : d'abord en latin, sous le nom de disputatio, puis en langue vulgaire ; il est appelé tenson ou jocpartit en langue d'oc, parture … Lire la suiteÉcrit par : Daniel POIRION
… *Le dit est-il un genre littéraire au Moyen Âge ? Le mot intervient dans le titre de nombreux poèmes dont il présente pour ainsi dire le thème, surtout lorsqu'il s'agit d'une sorte de parabole ou d'allégorie : Dit de la lampe, Dit de l'unicorne et du serpent, Dit de la panthère d'amour, Dit du vergier, Dit du… Lire la suiteÉcrit par : Paul RENUCCI
*Formule devenue traditionnelle en histoire littéraire, l'appellation dolce stil novo, qui recouvre la plus riche et la plus subtile production lyrique amoureuse du Moyen Âge européen, ne désigne à proprement parler ni une école ni un courant entièrement homogène. Elle s'applique à un certain nombre de… Lire la suiteÉcrit par : Nicole BELMONT
Dans le chapitre "Histoire du folklore comme discipline" : … de poésie épique qui étaient attribués à un ancien barde et étaient censés provenir de manuscrits *médiévaux (du xiie au xvie s.). L'énorme succès de ces Fragments of Ancient Poetry Collected in the Highlands of Scotland and Translated from the Gaelic or Erse Language encouragea leur « traducteur »… Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
… *Expression controversée désignant un groupe de musiciens du xve et du xvie siècle. On rencontre aussi les dénominations de musique ou d'« école » néerlandaise, flamande, wallonne, bourguignonne, italo-bourguignonne, franco-bourguignonne, néerlando-bourguignonne. Les dénominations s'enchevêtrent au gré des… Lire la suiteÉcrit par : Charles CAMPROUX
… *D'origine populaire, Guiraut Riquier gagne d'abord sa vie de poète de métier auprès du vicomte de Narbonne Amalric IV et des bourgeois de sa ville. Il passe ensuite en Catalogne, puis à la cour d'Alphonse X de Castille. Vers 1279, il est à la cour du comte Henri de Rodez, un des derniers centres occitans (avec les cours gasconnes d'Astarac et de… Lire la suiteÉcrit par : Claude LECOUTEUX
… *Originaire du château de Morungen, près de Sangerhausen, en Thuringe, le ministérial Henrich von Morungen, un des grands représentants de l'été du Minnesang, fait ses débuts poétiques vers 1190. Des documents attestent son existence en 1217-1218. Ce sont là les seuls éléments sûrs dont nous disposons. À la charnière du xve… Lire la suiteÉcrit par : Claude LECOUTEUX
… *Écrivain le plus marquant de la seconde moitié du xiiie siècle, Konrad von Würzburg a laissé une œuvre considérable. Nous sommes peu renseignés sur sa vie, que seuls les noms de ses mécènes permettent de retracer à peu près. Konrad vit le jour à Wurzbourg vers 1230 ; ce n'est pas un aristocrate et il est appelé Meister… Lire la suiteÉcrit par : Daniel POIRION
… *Il s'agit originellement d'un genre poétique et musical, dérivant de chansons en latin vulgaire, mais surtout exploité par les harpeurs bretons, le texte étant alors soutenu par une mélodie syllabique. Dès le xiie siècle, le genre se dédouble. D'un côté il connaît une évolution narrative à partir de Marie de France, qui assemble… Lire la suiteÉcrit par : Daniel POIRION
… *La cellule de base, le couplet de la chanson de geste, unité de contenu et versification. De dimension variable, la laisse se caractérise par une même assonance ou rime. Elle est très souvent encadrée par un vers d'intonation et un vers de conclusion, le développement intérieur étant plus libre, mais structuré par le vers, généralement décasyllabe… Lire la suiteÉcrit par : Véronique KLAUBER
… *Composition par laquelle le poète met en forme le topos du regret et du deuil à l'occasion d'un départ, d'une mort ou d'une calamité publique. Qu'il parle en son nom ou au nom de la communauté entière, il doit convertir l'émotion en mots, sans cesse renouvelés et cependant conformes à la tradition, car la douleur, elle, est toujours… Lire la suiteÉcrit par : Edith WEBER
… *Célèbre musicien et poète de l'ars nova florentine (Trecento), Francesco Landino, surnommé Magister Franciscus Caecus, Francesco Cieco ou Cecco (l'« Aveugle »), ou encore il Cieco degli organi, est né à Fiesole. Sa date de naissance se situerait entre 1325 et 1335 environ. Son père, Jacopo del Casentino, était peintre, et le jeune Francesco, avant… Lire la suiteÉcrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH, Jean-Pierre DIÉNY, Jean-Michel MAULPOIX, Vincent MONTEIL, René SIEFFERT
Dans le chapitre "Le lyrisme et l'Occident" : … au contenu léger, et des formes nobles. Ainsi, les expressions les plus anciennes du lyrisme *médiéval sont-elles d'inspiration savante ou populaire. Les poètes de cour célèbrent volontiers sur des modèles antiques ou indigènes la puissance de leur prince, la grandeur de Dieu, ou les charmes de la vie profane. Ces poèmes associent le plus… Lire la suiteÉcrit par : Roger BLANCHARD
*Guillaume de Machaut, musicien-poète, chanoine de Reims, mêlé intimement à la vie des plus grands personnages de son temps, fut à la fois le dernier des trouvères et l'un des principaux promoteurs de l'art nouveau, l'« Ars nova », codifié par Philippe de Vitry, où il se révéla plus souple et plus varié. La… Lire la suiteÉcrit par : Marc Henri VIGNAL
… *Confréries citadines de poètes compositeurs (en allemand Meistersinger) en général artisans de profession, les maîtres chanteurs appartiennent à la bourgeoisie et cultivent encore, au xve et au xvie siècle, la tradition de chant monodique des Minnesänger du xiiie et du xiv… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Claire ZIMMERMANN
… *Poète valencien, digne de figurer parmi les plus grands écrivains du xve siècle européen, Ausía March rompt avec une tradition vieille de trois siècles qui voulait qu'au royaume d'Aragon la seule langue admise en poésie fût le provençal, et rédige son œuvre exclusivement en catalan. Véritable créateur de la poésie catalane,… Lire la suiteÉcrit par : Daniel POIRION
… *Si l'âge romantique s'est fait une idée flatteuse de ce musicien errant, l'opinion des contemporains était plus réservée. Le ménestrel ou « ménestrier » était parfois un vaurien, comme tous ces amuseurs venus d'on ne sait où. Mais le statut des ménestrels s'est peu à peu précisé, les distinguant à la fois des simples jongleurs, plutôt mimes ou… Lire la suiteÉcrit par : Juliette GARRIGUES
Écrit par : Bernard SESÉ
… *L'expression « métier de clergie ou de clers » apparaît pour la première fois dans le Libro de Alexandre (xiiie s.) qui l'oppose au mester de juglaría. Elle désigne d'abord les poèmes écrits par les clercs des monastères de Castille, au xiiie siècle, dans la forme métrique dite cuaderna… Lire la suiteÉcrit par : Bernard SESÉ
… *Antérieur au mester de clerecía, avec lequel il coïncide en partie, le « métier de jonglerie » s'applique aux poèmes épiques récités par les jongleurs, ou aux poèmes narratifs, lyriques ou dramatiques des xiie, xiiie et xive siècles. Fondé sur la tradition orale et les gestes… Lire la suiteÉcrit par : Benoît de CORNULIER
Dans le chapitre "Métrique syllabique simple : le vers français classique" : … féminine -ple de temple, comme si on disait templeu. (Dans la poésie *médiévale, il semble que les syllabes féminines ou ce qui leur correspond pouvaient avoir parfois un rôle rythmiquement conclusif, et compter en fin d'hémistiche ; ainsi « Par Fortune, comme Dieu l'a permis » apparaît en contexte de mesure 4-6 chez… Lire la suiteÉcrit par : Georges ZINK
*Le terme allemand, que l'on trouve dans une poésie de Walther von der Vogelweide, a été conservé en français. Il est d'usage commode pour distinguer la poésie courtoise allemande de celle des troubadours et des trouvères ; il a, en outre, l'avantage de mettre en relief deux traits essentiels de cette poésie… Lire la suiteÉcrit par : Alain MICHEL
Dans le chapitre "La tradition antique détruite et sauvée (VIe-Xe s.)" : … poèmes qu'il nous a laissés, par un puissant mélange des images et des langues grecque et latine. *La poésie ne cesse d'affleurer au Moyen Âge, ère dominée par le langage, dont elle représente la plus pure création. Dès le viie siècle, et en suivant une tradition qui ne s'est jamais interrompue, elle est en contact étroit avec… Lire la suiteÉcrit par : Emmanuèle BAUMGARTNER
Dans le chapitre "L'avènement des langues vernaculaires" : … – jusqu'au xve siècle –, ne sera pas répertorié dans les « états » du monde. *Dès 1100 se développe dans le Midi une poésie lyrique en langue d'oc qui utilise une koinè littéraire appelée leimosi par les premiers troubadours et qui se voue à la célébration de la fin'amor (l'amour vécu et chanté dans… Lire la suiteÉcrit par : Paul GELLINGS
Dans le chapitre "Chevaliers et amoureux" : … , plus de 100 000 vers). Aux grandes œuvres de l'époque s'ajoute par ailleurs un vaste corpus de *chants dramatiques plus brefs, comme Het daghet in het Oosten (Le jour point dans l'Orient), la plainte d'une jeune fille dont l'amant a été tué par un rival. Citons aussi la romance Van twee Coninxkinderen (De deux… Lire la suiteÉcrit par : Emmanuèle BAUMGARTNER
Dans le chapitre "Défense de l'amour" : … presque prise sur le vif d'une visite de Christine à sa fille, religieuse au couvent de Poissy. *Le Dit de la pastoure (1404) unit à une représentation quasi technique de la vie aux champs l'histoire idyllique mais destinée à s'achever dans la douleur, des amours d'une bergère et d'un grand seigneur. Dans le sillage de Guillaume de… Lire la suiteÉcrit par : Claude THIRY
… *La coutume de louer et donc de pleurer un mort remonte à l'Antiquité : Grecs et Latins possédaient déjà la double tradition lyrique (thrènes ; nénies, élégies) et oratoire (panégyrique collectif ; laudatio funebris individuelle, méprisée par Cicéron pour ses excès). Le christianisme oriente le genre vers le sermon (les grands modèles en… Lire la suiteÉcrit par : Roger MEUNIER
… *Fin lettré, Thomas Percy a recueilli et édité d'anciennes ballades sous le titre de Reliques de l'ancienne poésie anglaise (Reliques of Ancient English Poetry, 1765). Cette publication suscita un vaste mouvement d'intérêt pour la poésie traditionnelle anglaise et écossaise, jusque-là presque totalement ignorée des cercles… Lire la suiteÉcrit par : Emmanuèle BAUMGARTNER
… la plupart entre 1415 et 1440, année de sa libération, Charles d'Orléans s'inscrit en effet dans la *tradition poétique de son temps ; il retravaille l'image de l'amour et de la dame telle que l'a forgée la lyrique des trouvères, revisitée par le Roman de la Rose au xiiie siècle et célébrée, au xive … Lire la suiteÉcrit par : Claude LECOUTEUX
… *Nous ignorons pratiquement tout de la vie de Reinmar l'Ancien, que Gottfried de Strasbourg surnomme « le rossignol de Haguenau ». On pense qu'il est né vers 1170, et on a de bonnes raisons de situer sa mort vers 1208-1209. Si Reinmar a passé la plus grande partie de sa vie à Vienne, à la cour des ducs d'Autriche, les Babenberg, on doute aujourd'hui… Lire la suiteÉcrit par : Jacqueline CERQUIGLINI-TOULET
… *Le rondeau qui naît de la danse, de la ronde, ancre ce qui deviendra une forme lyrique dans le corps, le rythme et la musique. Le Moyen Âge toutefois met plutôt le rondeau en rapport avec sa forme, à l'enseigne du rond. Pensée homologique qui au-delà de la stricte étymologie dit une essence formelle : le retour du refrain. Le… Lire la suiteÉcrit par : Daniel POIRION
Dans le chapitre "Système de la satire" : … Cette participation à l'activité historique est évidente dans la querelle de l'université de Paris. *Mais la qualité littéraire transcende l'actualité politique grâce à tout un système esthétique qui organise l'apparent désordre des idées. Les poèmes de Rutebeuf, qui se présentent souvent comme des diptyques ou des triptyques, sont faits pour être… Lire la suiteÉcrit par : Claudette PERRUS
… *On regroupe sous le nom de Siciliens les poètes de la première « école » poétique italienne, dont la naissance et la floraison coïncident avec le règne de Frédéric II Hohenstaufen (1194-1250) et le rayonnement de la cour de Palerme sur le reste de la péninsule. La politique culturelle du monarque embrassait tous les secteurs du savoir : droit,… Lire la suiteÉcrit par : Emmanuèle BAUMGARTNER
Dans le chapitre "Une méditation sur la mort" : … *Transposer sur le mode poétique une forme juridique n'est pas, dans la seconde moitié du xve siècle, une nouveauté. Mais Villon est le premier à parasiter et à détourner de manière aussi systématique le cadre, le vocabulaire et la structure d'un testament réel. L'acte testamentaire proprement dit est en effet précédé (vv. 1 à… Lire la suiteÉcrit par : Paul ZUMTHOR
*La forme poétique que Roger Dragonetti appela le « grand chant courtois » se constitua dans la France occitane durant la première moitié du xiie siècle. À partir de 1150-1180, elle fut progressivement adoptée dans la plupart des nations occidentales. Son dynamisme initial et ses tendances… Lire la suiteÉcrit par : Robert SCTRICK
… *Dans les langues où la longueur de la syllabe est pertinente (soit par la nature de la voyelle, soit par sa position, c'est-à-dire son environnement consonantique de droite), les vers sont construits et identifiés d'après un nombre relativement fixe de pieds (séquence rythmée de syllabes longues, notées ▂, et de syllabes courtes, notées ⌣). Les… Lire la suiteÉcrit par : Jacqueline CERQUIGLINI-TOULET
Dans le chapitre "Un lignage littéraire" : … ses comptes envers soi-même par la confession, envers le monde par la dénonciation ou la dérision. *Le Testament de François Villon se présente donc comme le tombeau du lyrisme. Il en est le monument et il en dit la dispersion. Comme l'avait fait avant lui Alain Chartier, cité dans Le Testament, dans sa Belle Dame sans mercy… Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
… *Du xiiie au xve siècle, forme la plus répandue de la chanson française. Le virelai classique débute, comme le rondeau, par une strophe-refrain reprise après chacune des trois strophes-couplets de huit vers. De plus, la dernière partie de la strophe reprend ordinairement la mélodie du refrain. Le virelai a d'… Lire la suiteÉcrit par : Universalis
… il fait l'éloge des vertus telles que la fidélité, la sincérité, la charité et l'autodiscipline. *En tant que poète courtois enfin, Walther traite avec un regard neuf et original des thèmes de l'amour, refusant de se consumer en vain dans l'attente et déclarant la supériorité de la femme aimante sur la suzeraine hautaine. Dans le populaire « … Lire la suite
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