Géologue écossais. Élevé dans un milieu scientifique (son père avait acquis quelque renom comme botaniste), les cours de William Buckland à l'université d'Oxford poussent Charles Lyell vers la géologie. À la fin de ses études universitaires, il entreprend de nombreux voyages, afin d'étudier in situ les théories enseignées par Buckland.
En mars 1819, il est élu membre de la Geological Society of London, dont il sera secrétaire de 1823 à 1826 et deux fois président (1836, 1850). En 1832, Lyell épouse la fille d'un géologue, Mary Elizabeth Horner, qui, par ses connaissances littéraires et scientifiques, jouera un grand rôle dans sa vie professionnelle.
Son premier mémoire traite de la formation récente du calcaire lacustre de son comté natal, le Forfarshire. Au cours de nombreux voyages en France, Lyell prend contact avec plusieurs naturalistes (1823). Il résume ses recherches en Auvergne par une publication sur le creusement des vallées et sur les roches volcaniques du centre de la France. Il est un des premiers à associer les fossiles à une chronologie des terrains. Après un séjour en Italie, il rencontre, à Paris, Gérard Paul Deshayes, avec qui il met sur pied son projet de division du Tertiaire en trois groupes principaux (1829). Pour eux, le fait le plus important est que plus les formations tertiaires sont récentes, plus grande serait la proportion des mollusques récents.
Lyell propose, pour la première fois, en 1833, les termes d'Éocène, de Miocène et de Pliocène pour le Tertiaire inférieur, moyen et supérieur. Depuis lors, la définition précise de ces époques a été remaniée, mais il n'en reste pas moins que les travaux de Lyell et de Deshayes furent le point de départ de la nomenclature des terrains tertiaires.
C'est dans son cours au King's College de Londres, où il est le premier à professer la géologie, que Lyell énonce les théories qu'il publiera dans les Principles of Geology (3 vol., 1830, 1832, 1833), qui connaîtront douze éditions de son vivant, toutes remaniées, et qui seront trad […]
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