Si l'histoire connaît le Luxembourg, sous des formes diverses, depuis plus de mille ans, le grand-duché proprement dit est de création récente. Son titre remonte à 1815, le territoire actuel à 1839 ; l'avènement de la maison des Nassau-Weilburg date de 1890 ; le sentiment national s'est formé et constamment renforcé après 1867.
Le Luxembourg compte, à la fin des années 2000, 460 000 habitants – une population inférieure à celle de Toulouse –, sur un territoire de 2 586 kilomètres carrés – la surface d'un petit département français. Mais il est le partenaire des grandes puissances dans l'O.T.A.N., membre à part entière, voire privilégié de l'Union européenne ; son niveau de vie matériel est l'un des plus élevés du Vieux Monde. Mieux que la géographie, l'histoire en explique-t-elle l'existence et la survie ?
1. Géographie
Avec 2 586 kilomètres carrés, le grand-duché de Luxembourg compte parmi les plus petits pays de l'Union européenne, mais il y joue un rôle considérable grâce à ses structures politiques et économiques. Il comptait 459 500 habitants en 2006. L'accroissement naturel de la population luxembourgeoise est négatif en raison d'un taux de fécondité bas. L'excédent migratoire et les taux de fécondité des étrangers compensent largement ce fait. Avec près de 40 p. 100 d'étrangers en 2006, venus principalement du Portugal, d'Italie et des pays voisins, le Luxembourg se place en tête des pays européens à forte immigration.
• Des régions naturelles contrastées
Le découpage traditionnel du pays distingue, au nord, les hauteurs de l'Éislek (ou Oesling) faisant partie du massif hercynien Ardennes-Eifel et, au sud, les couches sédimentaires mésozoïques du Guttland donnant naissance à un paysage type de cuestas.
Sur le haut plateau de l'Éislek, couvrant le tiers septentrional du pays (altitudes moyennes entre 400 et 500 m ; point culminant à 560 m), alternent plateaux doucement vallonnés et vallées encaissées. En dépit de l'isolement relatif de la région, l'exode rural est contenu grâce au développement de nouv […]
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