3. Géologie
• Caractères généraux
Que ce soit avec la plus modeste des lunettes ou avec la meilleure photographie Apollo, le cratère est l'élément morphologique dominant, tant sur la surface visible que sur la face cachée. Comme sur la plupart des planètes et des satellites, ces cratères présentent une grande variété de formes : les plus petits, ceux dont le diamètre est inférieur à 10 kilomètres, ont une forme de bol et ils sont entourés d'une couronne de débris, les éjecta ; ils sont appelés cratères simples. Ceux dont le diamètre est compris entre 20 et 200 kilomètres ont une morphologie toute différente : leur fond est plat, leurs parois internes présentent de nombreux gradins, et ils possèdent un piton central ; la couronne de débris périphérique est bien développée et perforée de chaînes alignées de petits cratères, rayonnant du cratère principal ; ils sont appelés cratères complexes. Les cratères de plus de 200 kilomètres de diamètre portent le nom de bassins ; ils ont les mêmes caractéristiques externes que les cratères complexes mais, à l'intérieur, le piton central est remplacé par un anneau.
Cependant, cette variété de formes cache une unité d'origine, car toutes les formes intermédiaires existent et l'on passe graduellement des cratères simples aux cratères complexes et aux bassins. La communauté scientifique a été longtemps divisée quant à l'origine de ces cratères : s'agissait-il de phénomènes volcaniques ou d'impacts de météorites ? Des comparaisons avec les cratères terrestres, volcaniques et météoritiques, et avec les cratères résultant d'explosions chimiques ou nucléaires, des simulations en laboratoire, la présence de cratères dans des régions lunaires non volcaniques, la découverte sur place des traces de l'onde de choc créée par la chute du météorite, ont prouvé de façon définitive que la quasi-totalité des cratères lunaires avaient une origine météoritique ; les pitons et les anneaux centraux en particulier sont créés par des phénomènes de rebond lors de chocs particulièrement violents. Les terr […]
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