2. Spectre et couleur
On retrouve les raies d'absorption de Fraunhofer dans le spectre de la lumière zodiacale. Bien que fort délicate, leur spectrométrie à l'aide d'étalons Pérot-Fabry, réalisée par N. K. Reay et ses collaborateurs, ou par la méthode de Griffin, utilisée par J. W. Fried, permet de remonter à la vitesse radiale des grains. Ces derniers ont le même sens de révolution que les planètes, mais, pour une fraction d'entre eux, les vitesses orbitales pourraient être supérieures aux vitesses képlériennes, et même aux vitesses d'évasion.
Beaucoup moins étendues que dans le domaine visible, les mesures dans le proche infrarouge, surtout vers 2,4 μm, et dans l'ultraviolet, jusque vers 0,25 μm, s'accordent assez bien sur une distribution spectrale de l'énergie ne différant pas notablement de celle du Soleil. Toutefois, dans l'ultraviolet plus lointain, vers 0,15-0,18 μm, une remontée du rapport lumière zodiacale/Soleil radiatif n'est pas exclue.
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