Compositeur et théoricien, dont la collaboration étroite avec Calvin permit l'élaboration des versions mélodiques du psautier huguenot. À Genève, où il resta de 1541 environ à 1552, Bourgeois fut chantre à Saint-Pierre. En 1551, Calvin le fit emprisonner pour avoir modifié de son propre chef les mélodies du psautier. Peut-être est-ce la raison de son départ l'année suivante. On retrouve sa trace à Paris en 1560, où il baptise une de ses filles en l'église Saint-Côme. Mis à part quatre chansons, son œuvre de compositeur comprend uniquement des psaumes polyphoniques : en 1547, Cinquante Pseaulmes de David à voix de contrepoint égal consonante au verbe et vingt-quatre autres (Le Premier Livre des pseaulmes) ; en 1561, 83 autres psaumes (cités par Fétis, mais non retrouvés). L'harmonisation à quatre voix est résolument homophone.
Contrairement à Luther qui préconisait l'utilisation de la chanson profane, Bourgeois s'oppose à son emploi comme telle ; toutefois, beaucoup des mélodies du psautier sont empruntées et adaptées à des timbres profanes. Son ouvrage de théoricien, Le Droict Chemin de musique (1550), est un texte fort important, notamment en ce […]
