Reconnu comme l'un des principaux compositeurs néerlandais contemporains, Louis Andriessen assure un rôle de tout premier plan dans le monde musical européen. Influencé par des compositeurs comme Jean-Sébastien Bach, Maurice Ravel, Igor Stravinski ou Thelonious Monk, il préfère généralement les sonorités puissantes évoquant parfois les big bands ou la pop music. Du sérialisme à la musique répétitive, Louis Andriessen s'est essayé à tous les genres et a participé à des expériences esthétiques très diverses.
Né à Utrecht, le 6 juin 1939, Louis Andriessen étudie la composition avec son père, Hendrik Andriessen (1892-1981), également compositeur, avant de parfaire ses connaissances musicales au Conservatoire royal de La Haye, auprès de Kees van Baaren. Après y avoir obtenu un premier prix de composition, il poursuit ses études avec Luciano Berio, à Milan (1962-1963) puis à Berlin (1964-1965). Dans les années 1960, il est l'un des principaux compositeurs sériels des Pays-Bas. De cette période datent des pièces comme Séries, pour deux pianos (1958), Nocturnen, pour soprano et orchestre de chambre (1959), Ittrospezione II, pour grand orchestre (1963), Registers (1963) et Souvenirs d'enfance (1966), pour piano, Anachronie II, pour hautbois et orchestre de chambre (1969). Compositeur très prolixe, Louis Andriessen écrit pour toutes les formations, aussi bien pour instrument seul que pour grand orchestre.
En 1969, il participe à l'élaboration d'un premier opéra collectif (avec Reinbert de Leeuw, Misha Mengelberg, Peter Schat et Jan van Vlijmen), Reconstructie, avec dispositif électronique. Le début des années 1970 est marqué par un changement radical d'esthétique : il découvre les compositeurs américains (au premier rang desquels George Gershwin, Leonard Bernstein, Nat King Cole, Charlie Parker) mais aussi la musique d'Edgar Varèse et celle d'Igor Stravinski. Il crée alors en 1972 un orchestre d'instruments à vent, De Volharding, pour lequel il écrit une pièce du même nom, ainsi que On Jimmy Yancey (19 […]
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