2. La renaissance carolingienne
L'époque de la domination carolingienne (ixe-xe siècle) est marquée par l'œuvre du sculpteur Volvinio, auteur du fameux autel d'or de Sant'Ambrogio. La clarté de son style plastique se détache entièrement du goût décoratif qui était propre à l'orfèvrerie lombarde et aux compositions sacrées des Byzantins. Cette œuvre est véritablement un des grands points de repère dans l'évolution vers l'art roman de la sculpture médiévale en Occident. Les admirables reliefs du ciboire de Sant'Ambrogio représentent un parfait exemple de la production artistique pendant la période ottonienne (xe-xiie siècle) ainsi que les fresques de San Vincenzo di Galliano, aux environs de Côme, réalisées vers 1007 à la demande d'Aribert, évêque de Milan, qui sont l'œuvre d'une école locale. Toutes ces œuvres annoncent dans la vivacité expressive qui les caractérise la naissance d'un langage figuratif « vernaculaire » et l'avènement de cet art nouveau qui s'affirmera de façon décisive pendant l'ère communale (xie-xiie siècle).
C'est alors que vont se construire, dans les cités lombardes, les grandes cathédrales romanes : Sant'Ambrogio, à Milan, est le monument clef, l'exemple le plus typique. Mais San Michele de Pavie, Sant'Abbondio et San Fedele de Côme présentent des caractères originaux en ce qui concerne les décors sculptés.
Avec le déclin des libertés communales, dont les cathédrales et les broletti, hôtels de ville dans les communes lombardes, avaient été les témoignages les plus significatifs, de nouvelles forces sociales animent l'activité artistique. Parmi ces forces, il y a plus que jamais l'ambition des nouveaux seigneurs. En 1335, Azzone Visconti appelle à Milan des artistes de renom : Giotto (dont les fresques sont malheureusement perdues), et aussi le sculpteur pisan Balduccio dont il suffit de rappeler le monument en marbre dédié à Saint Pierre martyr dans l'église de Sant'Eustorgio.
Fresques et sculptures sont deux genres artistiques qui resteront longtemps les plus recherchés et les plus adaptés au goût des commanditaires lombards. Et tand […]
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