Ce phénomène propre aux fibres nerveuses et aux fibres musculaires striées prises isolément est lié aux caractéristiques des membranes excitables dont ces cellules sont entourées. Lorsqu'un stimulus dépasse une valeur minimale appelée seuil d'excitation, la membrane subit une dépolarisation locale entraînant le passage brutal du potentiel membranaire de son niveau de repos à son niveau d'activité. La variation du potentiel électrochimique au niveau de la membrane excitée se produit d'emblée de façon maximale. Elle ne dépend donc en rien de la grandeur du stimulus lorsqu'il est d'intensité supérieure au seuil, c'est-à-dire supraliminaire. Un stimulus liminaire, ayant la valeur seuil, déclenchera le même effet. En revanche, avec un stimulus infraliminaire, la variation de potentiel ne se produit pas. Il n'y a donc que deux réponses membranaires possibles : tout ou rien.
Didier LAVERGNE
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