Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

LOGIQUES NON CLASSIQUES

Page précédente Page suivante

2.  Logique épistémique

L'un des objectifs d'une théorie de la connaissance est de parvenir à une description satisfaisante des concepts de « croire » et de « savoir ». À supposer cette tâche réalisée de manière suffisamment systématique, on pourra donner des propriétés de ces deux concepts et de leurs relations mutuelles une définition axiomatique (dans une perspective plus modeste, ces définitions axiomatiques serviront au moins à clarifier diverses options possibles, à en formuler explicitement les présupposés ou à en vérifier la cohérence).

On appellera logique épistémique tout système formel construit sur la base d'un langage comportant des opérateurs de «  croyance » et de « savoir ». Il convient toutefois de préciser que la propriété d'être « épistémique » n'est aucunement une propriété intrinsèque d'un système formel, mais plutôt une propriété que nous serions éventuellement disposés à lui attribuer au cas où l'une de ses interprétations coïnciderait, au moins partiellement, avec les résultats d'une analyse informelle des concepts de « croire » et de « savoir ». Cette mise au point effectuée, on sacrifiera dans la suite à l'usage et à la brièveté en parlant de « logique épistémique », et non d'« interprétation épistémique d'un système formel » comme devrait être le cas.

Formellement, les expressions « a sait que » et « a croit que » sont des opérateurs qui, appliqués à des propositions, en produisent de nouvelles. Ces opérateurs ne sont pas vérifonctionnels : dans le contexte d'un opérateur épistémique, il est généralement impossible de substituer l'un à l'autre deux énoncés de même valeur de vérité sans modifier la valeur de vérité de la phrase tout entière. Ainsi, bien que « John Steinbeck est John Steinbeck » et « John Steinbeck est l'auteur de À l'est d'Éden » aient même valeur de vérité, la vérité de la proposition « a sait que John Steinbeck est John Steinbeck » n'entraîne nullement la vérité de « a sait que John Steinbeck est l'auteur de À l'est d'Éden ». Tout cela apparente étroiteme […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 34 pages… Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« LOGIQUES NON CLASSIQUES » est également traité dans :

AUTOMATISATION

Écrit par :  Jean VAN DEN BROEK D'OBRENAN

Dans le chapitre " Rôle de la logique floue et des réseaux de neurones"  : …  À la fin des années 1980, les travaux scientifiques aboutissant au concept d'une *logique « non classique », la logique floue, d'une part, et au concept des réseaux de neurones, adaptés à la modélisation et à la commande des processus non linéaires, d'autre part, trouvèrent des applications dans l'automatisation (le vocable neurone ainsi que celui… Lire la suite
ÉPISTÉMOLOGIE

Écrit par :  Gilles Gaston GRANGER

Dans le chapitre "Sciences formelles, sciences empiriques"  : …  philosophie de la logique et sont des problèmes épistémologiques. 2. La prolifération de systèmes *logiques « non classiques » ouvre naturellement un champ épistémologique étendu au philosophe. Des logiques modales systématisées par C. J. Lewis dès 1918 aux logiques multivalentes de Łukasiewicz (1930), intuitionnistes de Heyting (1930), aux… Lire la suite
INTUITIONNISME

Écrit par :  Jacques-Paul DUBUCS

Dans le chapitre "La sémantique BHK"  : …  Le principal disciple de Brouwer, Heyting, a mis au point une *logique non classique qui consigne les principes d'inférence qui sont « fiables » en ce sens. Cette logique, au lieu de décrire sémantiquement les conditions de vérité (au sens classique où la vérité est indépendante de nos capacités de connaissance) des énoncés, en décrit les conditions… Lire la suite
LOGIQUE

Écrit par :  Robert BLANCHÉJan SEBESTIK

Dans le chapitre "La logique post-russellienne"  : …  formelles elles-mêmes qu'ont été reconnues les limitations internes du formalisme (K. Gödel, 1931). *– L'absolutisme logique est fortement compromis par la multiplication des systèmes non classiques, c'est-à-dire non russelliens : systèmes plurivalents (Łukasiewicz, E. L. Post) ou affaiblis (Heyting), développement des logiques modales à partir de l… Lire la suite
MODALITÉS, logique

Écrit par :  Pascal ENGEL

Dans le chapitre "Les modalités non aléthiques"  : …  *L'idée d'étendre le traitement logique des modalités aléthiques à d'autres notions modales avait déjà été formulée par les médiévaux, mais elle n'a été exploitée systématiquement qu'à la suite des progrès de la logique modale contemporaine (en particulier par G. E. Von Wright dans An Essay in Modal Logic, North Holland, Amsterdam, 1951).… Lire la suite

Retour en haut

Médias

Médias de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

Introspection négative Opérateur de compression Implication partielle Modalité des propositions Modalités des propositions Modalités affirmatives Principaux systèmes de logique modale Lignes de démarcation Sémantiques à domaine variable, 1 Sémantiques à domaine variable, 2 Structure rétroramifiée

Retour en haut

Voir aussi

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média